Vaccinations

LA VACCINATION ET LES MENINGITES

journee mondiale de lutte contre la méningite 2019 

calendrier toutes Vaccinations 2018 

2018 

CAMPAGNE D'INFORMATION AUTOUR DE LA VACCINATION

Une campagne d'information a été mise en place par le Ministère des Solidarités et de la Santé pour informer sur la nouvelle mesure des "vaccinations obligatoires". 

Une série d'outils a été mise en ligne 

Ces outils sont  destinés à répondre aux principales questions que peuvent se poser les parents et plus largement le grand public.

" La vaccination est un geste de prévention simple et efficace qui permet de se protéger contre certaines infections graves. L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’entre 2 et 3 millions de décès dans le monde sont évités chaque année, pour la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la rougeole. Face à la réémergence en France de maladies dont les conséquences sur la santé peuvent être très graves, la ministre des Solidarités et de la Santé a décidé de rendre obligatoires 11 vaccins indispensables pour les jeunes enfants, à compter du 1er janvier 2018" .


11 vaccins dont 3 concernent les méningites

- Méningite Haemophilus Influenza de type B (cis Diphtérie, Tétanos, Polyoménite, Coqueluche,Hépatite B)
1 ere dose à 2 mois, 2 ème dose à 4 mois et 3 ème dose à 11 mois
- Méningite à Pmeumocoques
1 ere dose à 2 mois, 2 ème dose à 4 mois et 3 ème dose à 11 mois
- Méningite à Méningocoque de Type C
1 ere dose à 5 mois et 2 ème dose à 12 mois


Infographies pédagogiques
- Le parcours vaccinal des 0-2 ans
- Des bénéfices majeurs pour la santé
- Comment est assurée la sécurité des vaccins ?
- Une protection individuelle et collective
- Qu'est-ce qui change ?

- Les adjuvants dans les Vaccins
- En quoi la vaccination est-elle un geste individuel et Collectif
- Pourquoi rendre 11 vaccins obligatoires ?
Les Vaccins sont-ils sûrs ?`
- Y a t-il des risques à se faire vacciner ?
- Témoignage d'un parent (Patricia Merhant-Sorel, Présidente association petit ange ensemble contre la méningite)  Vidéo en ligne à visionner 

- Comment est assurée la sécurité des vaccins
- Vaccination : protection individuelle et collective
- Le parcours des vaccins des 0-2 ans
- Les bénéfices majeurs pour la santé 
- Qu'est-ce qui change ?


FEVRIER 2018 

Source : Ministère des Solidarités et de la Santé

CALENDRIER DE VACCINATIONS OBLIGATOIRES 


Ce qui change au 1er janvier 2018


Documents Ministère de la Santé à Consulter


vaccins obligatoires 2018


Huit nouveaux vaccins vont devenir obligatoires ... 


L’efficacité des vaccins en onze maladies
« Le Monde » détaille l’impact important qu’a eu en France la vaccination sur les pathologies ciblées par les vaccins obligatoires et recommandés, données à l’appui.

(LE MONDE | 01.08.2017 à 14h16 • Mis à jour le 03.08.2017 à 16h37 | Par Gary Dagorn)

Les nombreuses rumeurs et les questions adressées aux Décodeurs à propos des vaccins en attestent : une partie de la population française est défiante, voire opposée, à l’endroit de la vaccination ou de certains vaccins. Les réactions ont été vives à l’annonce, par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, de son souhait de rendre obligatoires huit vaccins en plus des trois actuellement prescrits par la loi.


Les professionnels de la santé restent divisés quant à la meilleure façon de faire face à l’opposition ou à la perte de confiance qui croît entre le corps médical et une partie des patients et qui entraîne souvent une chute de la couverture vaccinale sur certains vaccins, posant ainsi des problèmes de santé publique.


Si la pertinence de l’obligation par la loi est discutée jusqu’au sein des professionnels de la santé, l’efficacité des vaccins et leur bénéfice en termes de santé publique, eux, ne souffrent aucun doute. Car si les vaccins peuvent entraîner, dans de très rares cas, des effets indésirables, ils ont également fait disparaître ou se raréfier quasiment toutes les maladies qu’ils ciblaient.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/01/comment-les-vaccins-ont-durablement-fait-reculer-les-maladies_5167442_4355770.html#jm6ED2KeEdSG8i7s.99


Détails sur les vaccins contre les formes de méningites


Haemophilus Influenzae B
Vaccin introduit en France et inscrit au calendrier vaccinal en 1992.

Couverture vaccinale : 96,6 %

Proportion de vaccinés en 2015 parmi les sujets âgés de 9 mois 24 mois 11 ans

Le vaccin contre Haemophilus influenzae a permis de réduire drastiquement les infections invasives (principalement des méningites) que cette bactérie provoque. De cinquante cas pour cent mille personnes, l’incidence a chuté à moins d’un cas pour cent mille personnes en moins de dix ans de vaccination. Lors de l’introduction de celle-ci en 1992, cette bactérie était responsable de plus de mille cas chez l’enfant, provoquant près de 600 méningites, une trentaine de décès et une centaine de cas avec séquelles définitives.
Depuis, aucune infection invasive due à cette bactérie n’a été diagnostiquée chez un enfant ayant reçu la série vaccinale complète, et l’immunité de groupe engendrée par la haute couverture vaccinale a pu également réduire les risques chez les nourrissons de moins de 3 mois, trop jeunes pour être vaccinés. Entre 1996 et 2012, 43 cas de méningite ont été diagnostiqués chez des enfants non vaccinés (29) ou partiellement vaccinés (14), dont une grande partie était évitable par la vaccination.
Impact épidémiologique : chute de 98 % de l'incidence chez les enfants en treize ans


Pneumocoque
Vaccin introduit en France et inscrit au calendrier vaccinal en 2003.

Couverture vaccinale : 92,4 %

Proportion de vaccinés en 2015 parmi les sujets âgés de 9 mois 24 mois

Le pneumocoque est une bactérie provoquant des infections invasives sources de complications graves, telles que des méningites, septicémies ou des pneumonies, et peut occasionner des séquelles sévères (épilepsie, surdité, etc.), dont le taux de mortalité est très haut (10 % à 30 % chez l’adulte, 10 % chez l’enfant).

La vaccination débutée en 2003 a permis un recul certain mais limité des infections invasives dues à la bactérie. Les baisses sont de 48 % et 38,5 % pour, respectivement, les plus jeunes (moins 1 an) et les seniors (plus de 65 ans). La baisse de l’incidence chez les plus âgés étant un bénéfice indirect de l’immunité de groupe obtenue par la vaccination des plus jeunes. Cette réduction limitée s’explique notamment par l’inefficacité du premier vaccin à combattre tous les pneumocoques (le Prévenar-7), celui-ci ne contenant que sept sérotypes (sept variantes de la bactérie) alors qu’il existe 94 souches recensées en circulation.
Le Prévenar-13, un vaccin contenant treize sérotypes responsables en 2008 de 67,8 % des infections chez les enfants de 0 à 23 mois et de 77,6 % des infections pour les 1 à 3 ans l’a remplacé en 2010 et permet de protéger plus efficacement les nourrissons. Malgré cela, le vaccin actuel à treize sérotypes est jugé peu apte à éliminer totalement les infections par pneumocoque, car les sérotypes non ciblés par le vaccin ont tendance à émerger et à « remplacer » ceux qui déclinent. Le phénomène est plus léger que lorsque le premier vaccin à sept sérotypes était utilisé, mais persiste.
Entre 2003 et 2007, on estime qu’une meilleure couverture vaccinale aurait pu éviter entre 45 et 121 cas d’infections invasives dues au pneumocoque, correspondant à une fourchette de cinq à douze morts évitables et quatorze à trente-six enfants atteints de séquelles elles aussi évitables.

Impact épidémiologique : chute de 48 % des cas d'infections invasives chez les moins d'un an depuis 2003

Source : réseau Epibac, Santé Publique France & Centre National de référence des pneumocoques

Méningocoque C
Vaccin introduit en France en 2002 et inscrit au calendrier vaccinal en 2010.

Couverture vaccinale : 70,9 %

Proportion de vaccinés en 2016 parmi les sujets âgés de 2 ans 3-9 ans 10-14 ans 15-19 ans 20-25 ans

Les infections à méningocoque C sont dues à Neisseria meningitidis (une bactérie présente dans la gorge de 30 % des adolescents et 10 % des adultes) et provoquent des méningites et des septicémies redoutables (mortelles dans 20 % à 30 % des cas). Les infections invasives touchent surtout les nourrissons, les jeunes enfants et les jeunes adultes de 15 ans à 24 ans.

Malheureusement, la couverture vaccinale est largement insuffisante pour espérer faire reculer durablement et efficacement ces infections potentiellement mortelles ou causes de séquelles définitives. L’incidence a nettement baissé dès 2002 pendant huit ans, avant de croître à nouveau, commençant un nouveau cycle que la faible couverture vaccinale n’a pas permis d’enrayer.

Entre 2011 et 2015, 569 cas de ces infections ont été déclarés, dont 255 sont survenus chez des sujets non vaccinés ciblés par le vaccin (de 1 an à 24 ans). Les vingt-cinq décès qui en ont résulté ont été estimés quasiment tous évitables par une haute couverture vaccinale. Chez nos voisins européens (Royaume-Uni, Pays-Bas) ayant atteint une couverture vaccinale élevée (supérieure à 85 %), le vaccin a permis une réduction de plus de 80 % des cas.

Impact épidémiologique : chute de 46,8 % des infections invasives à méningocoque C

Source : Santé Publique France (déclarations obligatoires)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/01/comment-les-vaccins-ont-durablement-fait-reculer-les-maladies_5167442_4355770.html#jm6ED2KeEdSG8i7s.99

Date : 4 août 2017

ARCHIVES 

2017 : semaine européenne de la vaccination


Nouveautés du calendrier vaccinal 2017 

Le calendrier vaccinal 2017 comporte de nouvelles recommandations vaccinales contre les infections à méningocoque, à pneumocoque et à papillomavirus, et contre la tuberculose. 

Ces recommandations proviennent pour la plupart d'avis antérieurs du HCSP déjà commentés sur MesVaccins.net.

(Extrait sur les vaccins contre les méningites ...)


Infections invasives (méningites et septicémies) à méningocoque C
Jusqu'à présent, la vaccination avec une seule dose de vaccin méningococcique C conjugué à une protéine (un procédé qui rend le vaccin plus efficace, notamment chez le nourrisson) était recommandée pour tous les nourrissons à l'âge de 12 mois. 

Ce vaccin est qualifié d'altruiste car il diminue le portage et donc la transmission du méningocoque C de personne à personne. Si la couverture vaccinale est suffisante, les nourrissons âgés de moins d'un an sont indirectement protégés contre les infections graves à méningocoque C. Dans l'attente d'une couverture vaccinale suffisante permettant la mise en place de cette immunité de groupe, l'extension de la vaccination anti-méningocoque C est recommandée jusqu'à l'âge de 24 ans.

Seulement voilà : la couverture vaccinale reste très insuffisante chez les enfants, les adolescents et les adultes jeunes (10 % seulement entre 20 et 25 ans !). 

Cette stratégie vaccinale mise en place en 2010 est un échec : le nombre de cas d'infections invasives à méningocoque C n'a pas diminué en France et a même augmenté chez les nourrissons de moins d'un an. 

Cette situation contraste avec celle des Pays-Bas, où la même stratégie a été couronnée de succès, grâce à une couverture vaccinale supérieure à 90 %. Dans ces conditions, le Ministère de la santé, conformément à l'avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), a rajouté dans le calendrier vaccinal une dose du vaccin méningococcique C Neisvac à l'âge de 5 mois (le vaccin Neisvac est le seul à avoir une autorisation pour ce schéma), suivie d'une dose de rappel à l'âge de 12 mois (dans la mesure du possible avec le même vaccin). Un intervalle minimum de 2 mois doit être respecté entre l'administration des deux doses. La dose administrée à l'âge de 12 mois peut être co-administrée avec le vaccin rougeole-oreillons-rubéole.

Le nouveau calendrier vaccinal précise que l'obtention d'une immunité de groupe par la vaccination étendue aux enfants de plus de 12 mois, adolescents et adultes jeunes est un enjeu majeur de santé publique.


La vaccination contre le méningocoque C des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et des personnes fréquentant les lieux de convivialité ou de rencontres gays était recommandée de 2014 à 2016 chez les 25 ans et plus. Cet avis est caduc et la recommandation n'est pas reconduite, compte tenu des données épidémiologiques actuelles.


Infections invasives à méningocoques A, C, W ou Y
Un nourrisson ayant eu un contact rapproché avec un cas d'infection invasive à méningocoque A, W ou Y peut maintenant être vacciné dès l'âge de 6 semaines avec le vaccin Nimenrix.


Pour les personnes souffrant de déficit en fraction terminale du complément, recevant un traitement anti-C5, porteuses d'un déficit en properdine ou ayant une asplénie (absence de rate) et chez les personnes ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques, la vaccination par un vaccin tétravalent conjugué ACWY (Nimenrix ou Menveo) et par le vaccin contre les méningocoques de sérogroupe B Bexsero reste recommandée. 

Pour ces personnes, un rappel de vaccin tétravalent ACYW est désormais recommandé tous les 5 ans.


Grâce à une couverture vaccinale des nourrissons contre le pneumocoque élevée, proche de 95%, l'immunité de groupe qui en résulte a entraîné une baisse des infections invasives à pneumocoque dans toutes les tranches d'âge, y compris chez les personnes âgées.
La vaccination contre le pneumocoque reste inchangée pour tous les nourrissons âgés de moins de deux ans.

Le schéma séquentiel 13-valent conjugué puis 23-valent (à 8 semaines d'intervalle) s'applique dorénavant pour toutes les personnes présentant des facteurs de risque (diabète, infection à VIH, immunodépression ou splénectomie, cancers, affections chroniques rénales, cardiaques ou respiratoires). 

Autre nouveauté en 2017 : ces personnes pourront être revaccinées une fois avec le vaccin 23-valent 5 ans après l'administration de la dose précédente. Une administration à un intervalle plus court peut entrainer une hyporéponse immunologique.
La vaccination systématique des personnes âgées contre les pneumocoques n'est pas recommandée, comme c'est le cas dans d'autres pays (elle n'est recommandée que s'il existe au moins l'un des facteurs de risque).

Date : AVRIL 2017

DIMAN : une campagne de vaccination prévue

Deux élèves du lycée La Fontaine-des-Eaux, à Dinan, ont été infectés par des méningocoques (sérogroupe B). Le premier cas a été détecté pendant les vacances de Pâques; le second, un peu plus tard...

Envoi d'un courrier
L'Agence régionale de santé a mis en place un plan d'action pour lutter contre la diffusion de cette bactérie pouvant entraîner une méningite. 

D'abord, les élèves en contact avec les deux cas détectés ont reçu un traitement préventif. Ensuite, l'ensemble des parents des quelque 2.100 élèves de l'établissement ont reçu un courrier. Ils ont été conviés à une réunion d'information au lycée. Durant cette réunion, l'ARS a annoncé la mise en place d'une campagne de vaccination à destination d'une "grande partie" des élèves.

Le courrier invitait  également les parents à la vigilance : en cas de fièvre élevée, ou de taches rouges ou violacées sur la peau, contacter en urgence le 15 ou son médecin traitant.

Source : Le télégramme
Date : 26 avril 2017

DIJON : plus de 4 500 personnes déjà vaccinées
 sur le campus


Plus de 5 400 étudiants et personnels du campus dijonnais de l'Université de Bourgogne ont déjà été vaccinés depuis le 4 janvier 2017 contre la méningite, a annoncé vendredi l'Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté.

Au total, 5 469 personnes ont été vaccinées, témoignant que « la mobilisation ne faiblit pas » pendant la deuxième phase de la campagne de vaccination lancée après la survenue de deux cas mortels, s'est félicitée l'ARS.


Organisée du 9 au 20 janvier 2017, cette deuxième phase concerne quelque 10 000 étudiants et personnels de la faculté de droit et lettres.


L'opération s'étendra ensuite au reste du campus avec un objectif : « interrompre la circulation du germe responsable de trois cas d'infections invasives à méningocoque (IMM) survenus entre octobre et décembre 2016 chez des étudiants, dont deux sont décédés », précise l'ARS.


Environ 30 000 étudiants et personnels du campus dijonnais sont ciblés par le dispositif. Une première phase a ciblé, entre le 4 et 6 décembre, le millier de personnes fréquentant le pôle économie-gestion du campus, où étudiait une jeune fille décédée en décembre.


Depuis le 3 janvier 2017, 870 appels ont été reçus au numéro vert mis en place (0.805.200.550) pour l'occasion. Santé Publique France va par ailleurs lancer un sondage sur l'opération auprès des étudiants de l'Université de Bourgogne afin de « mieux appréhender les freins et les leviers d'une action de cette envergure », indique l'ARS.
 

Source : le quotidien du médecin  
Date : 16 janvier 2017

COTE D'OR : cAMPAGNE DE VACCINATION POUR LES ETUDIANTS

Suite au décès de deux étudiants à cause d'une méningite à méningocoque, l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté va lancer une campagne de vaccination élargie au mois de janvier 2017.

Entre les mois d'octobre et de décembre 2016, deux étudiants de l'université de Bourgogne-Franche-Comté sont décédés à cause d'une méningite à méningocoque - l'un d'entre eux était une jeune femme âgée de 20 ans, étudiante en 3ème année de droit.
« La survenue sur une période de deux mois, de trois cas au sein du milieu étudiant, chez des jeunes adultes de la même classe d'âge, retient l'attention des autorités sanitaires », avait alors indiqué l'Agence Régionale de Santé (ARS) qui avait immédiatement « procédé à la recherche des personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec les étudiants », pour leur recommander une « prophylaxie antibiotique et une vaccination. »
Le vendredi 30 décembre 2016, l'ARS a donc annoncé « une campagne de vaccination élargie » dans la communauté étudiante de Dijon (Côte D'Or). Les autorités sanitaires affirment avoir identifié 48 personnes « ayant eu des contacts proches et répétés avec l'étudiante décédée ». La campagne de vaccination débutera au mois de janvier 2017 et « s'organisera par étapes ».

Source :  Top Santé 
Date : 1er janvier 2017


PRESENATION DU RAPPORT DE CONCLUSIONS DU COMITE D'ORIENTATION

Suite à la CONCERTATION CITOYENNE SUR LA VACCINATION, le Comité d' Orientation indépendant, présidé par le Pr Alain Fischer et co-présidé par Claude Rambaud a rendu les conclusions en présentant un rapport  lors de la rencontre publique qui s'est déroulée au Ministère de la Santé à Paris, le mercredi 30 novembre dernier.

ANNIE HAMEL de l'association PETIT ANGE ENSEMBLE CONTRE LA MENINGITE était présente dans la salle.

Voici quelques mots d' Annie :

 " Une présentation fidèle et exhautive des travaux de la concertation citoyenne sur la vaccination de la part du Dr Fisher qui a insisté sur le rôle de la vaccination dont les méningites. A mon sens, le préconisation majeure à retenir du Comité est l"élargissement temporaire du caractère obligatoire des vaccins recommandés de l'enfant, assorti d'une clause d'exemption de leur gratuité...
Dans la salle bien remplie, des détracteurs de la vaccination que le Pr Fisher a laissé parler avec modération mais surtout des médecins qui mettent tout à fait en doute le clause d' exemption...  
A suivre, les décisions de la Ministre de la Santé..."


Le site de la Concertation Citoyenne  est accèsible à tous :

http://contrib.concertation-vaccination.fr/

Vous pouvez télécherger le rapport en cliquant ici :

RAPPORT

30 novembre 2016

EXPRIMEZ- VOUS SUR LA VACCINATION !

Le Comité d' Orientation indépendant, présidé par le Pr Alain Fischer et co-présidé par Claude Rambaud a ouvert le 15 septembre dernier l' espace participatif de la concertation citoyenne sur la vaccination.

Ce site est accèsible à tous :

http://contrib.concertation-vaccination.fr/

Chaque citoyen est invité à exprimer son opinion, à titre individuel ou collectif.

Septembre 2016


CONCERTATION CITOYENNE SUR LA VACCINATION

Le Comité d' Orientation indépendant, présidé par le Pr Alain Fischer et co-présidé par Claude Rambaud a annoncé le lancement des jurys de citoyens et de professionnels de santé dans le cadre de la concertation citoyenne sur la vaccination.

Deux jurys, un de citoyens et un de professionnels de santé ont été constitués pour représenter la population française dans le cadre de la concertation. Ils travaillent séparément et à deux reprises pour s'informer, questionner les acteurs de leur choix, débattre et remettre un avis au Comité d' Orientation. Cet avis collectif, écrit et argumenté, contiendra des recommandations pour contribuer à l'amélioration de la politique vaccinale en France. Les professionnels de santé devront notamment produire des recommandations sur les évolutions souhaitables liées à leur rôle d'acteurs du système de santé.

Les jurys pourront s'appuyer sur des questions remises par le comité d'orientation, visant à guider les réflexions et débats, ainsi que sur les expériences et les opinions de chaque participant. Les questions posées par le C.O seront identiques aux deux jurys.

En juillet, les jurys bénéficiaient d'échanges avec des intervenants * aux expertises et point de vue différenciés.

* Le samedi 9 juillet dernier, à Paris,  Mme Patricia Merhant-Sorel Présidente de l'association petit ange Ensemble contre la méningite a participé en tant qu'intervenante. Une présentation de 15 mm identique aux deux jurys.

Deuxième jour de travail, séquence 2 "Les questions à propos de la vaccination"

- les adjuvants en question - Didier Lambert Association d' Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages (E3M)

- Le rôle des adjuvants dans la vaccination, Pierre Begué, Président de l'Académie de Médecine

- Patricia Merhant-Sorel de l'association petit ange ensemble contre la méningite

- Panorama des débats contemporains en matière de vaccination - Didier Torny, sociologue, directeur de recherche à l'institut national de recherches agronomiques

Pour chaque jury, des professionnels de l'animation des démarches de démocratie participative et de concertation garantissaient la liberté d'expression de tous et le respect de l'écoute et du temps de parole de chacun.

En septembre, les jurys pourront demander les auditions complémentaires de leur choix.

Les avis des jurys seront présentés et discutés à l'automne 2016 à l'occasion d'une journée ouverte au public.

Nous rappelons que le 16 juin dernier, Mr et Mme Hamel Annie membre de l'association petit ange a participé à une audition d'une heure au cours de laquelle, ils ont pu exposer leur constat sur le sujet de la vaccination et témoigner** de leur histoire personnelle. 

** Témoignage de Annie et Yannick Hamel, Parents d' Aurélien étudiant, décédé à l'âge de 18 ans d'une méningite à méningocoque C, seul dans sa chambre d'étudiant à Lille.


Pour en savoir plus sur la concertation citoyenne, la Comité d' Orientation met à votre disposition un site d'information dédié et une newsletter : concertation-vaccination.fr 


Association petit ange Ensemble contre la méningite

Juillet 2016


PLAN DE RENOVATION DE LA POLITIQUE VACCINALE - 2016


La ministre chargée de la santé a présenté le 12 janvier 2016 dernier, à la suite de la remise du rapport de Mme la députée Sandrine Hurel, un plan de rénovation de la politique vaccinale.

Ce plan comporte quatre axes d'intervention : 

assurer une meilleure information sur la vaccination

AMELIORATION DE L'INFORMATION

organiser une meilleure gouvernance de la politique vaccinale

AMELIORATION DU PILOTAGE DE LA POLITIQUE VACCINALE

veiller à un meilleure approvisionnement et lutter contre les pénuries de vaccins

SECURISATION DE L'APPROVISIONNEMENT

organiser une grande concertation citoyenne sur la vaccination

CONCERTATION CITOYENNE


Celle-ci a été lancé le 7 avril sous l'égide de la nouvelle Agence nationale de santé publique. En juin dernier, le Pr Benoît vallet Directeur Général de la Santé a mis en place un COMITE DES PARTIES PRENANTES composé de professionnels de santé, d'associations d'usagers et d'institutionnels, afin de mieux comprendre les réticiences éventuelles vis à vis de a vaccination et d'anticiper les situations de crise. Ce comité est appelé à se réunir deux ou trois fois par an au Ministère de la Santé.

L'association petit ange Ensemble contre la méningite et Méningites France Association Audrey ont eu le plaisir d'être invité à la première réunion de ce comité qui s'est déroulé le 14 juin dernier. 

1 ère réunion :

Plan de Rénovation de la politique vaccinale - Comité Parties Prenantes

La 2 ème réunion aura lieu le 5 octobre 2016. 


Association petit ange Ensemble contre la méningite

Juillet 2016


MENINGITE B DANS LE BEAUJOLAIS 
phase 2 pour la campagne de vaccination 

La campagne de vaccination contre le méningocoque B, mise en place début avril par l’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes, entre dans sa deuxième phase.

"Cette deuxième phase a pour objectif l'administration d'une seconde dose vaccinale indispensable pour garantir une protection efficace contre le méningocoque" indique l'ARS Auvergne Rhône-Alpes dans un communiqué. 

Jusqu'au 24 juin, des séances de vaccination sont programmées dans 19 établissements scolaires identifiés (primaires et secondaires) accueillant des enfants et adolescents issus de la zone à risque. 

Cette vaccination gratuite* est organisée par l'Agence régionale de santé avec les équipes médicales de l'Éducation nationale et celles de la Protection maternelle et infantile (PMI) du Conseil départemental du Rhône. 

L'ARS maintient sa recommandation de débuter la vaccination pour les personnes ciblées n'ayant pas encore reçu leur première dose. Au 14 mai 2016, 2 150 premières doses de vaccin ont été administrées, correspondant à une couverture vaccinale pour la première dose globale de 45%.


vaccination gratuite*
NB - comme pour la première dose, l'ARS en lien avec l'Assurance maladie prend en charge le coût de la vaccination. Les personnes concernées n'auront pas à faire l'avance des frais lors de la délivrance du vaccin et de la consultation de vaccination.


RAPPEL

Cette campagne de vaccination cible la population âgée entre 2 mois et 24 ans résidant, gardée, scolarisée ou travaillant dans 12 communes du Beaujolais : Blacé, Cercié, Charentay, Marchampt, Odenas, Le Perréon, Quincié-en-Beaujolais, Saint-Etienne-des-Oullières, Saint-Etienne-la-Varenne, Saint-Lager, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, Vaux-en-Beaujolais. Cette campagne fait suite à l'apparition de quatre  cas d'infections invasives à méningocoque sur une période de trois semaines entre fin février et début mars 2016. 


Source : France 3 région 

Publié le 06 juin 2016

MENINGITE B
Lancement d'une campagne de vaccination dans le beaujolais

L'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a lancé le mercredi 6 avril 2016 une campagne de vaccination dans douze communes du Rhône, suite à quatre cas d'infections invasives à méningocoque B diagnostiqués dans le Beaujolais depuis fin février.

Cette situation n'est pas s'en rappeler la campagne de vaccination lancée à partir de 2006 suite à l'hyperendémie en Seine Maritime (Dieppe 76).

Entre 2006 et 2014, une campagne de plus grande ampleur visant à éradiquer des infections invasives à méningocoques liées à une souche virulente de type B, avait été organisée dans des cantons de Seine-Maritime, de la Somme mais aussi dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle avait concerné plusieurs dizaines de milliers d'enfants.


4330 personnes vaccinées dans 12 communes

Cette "vaccination coup de poing" vise à circonscrire "au plus vite" cette souche de la méningite de type B, qui présente un important "potentiel épidémiologique", à défaut d'être "nécessairement la plus virulente", a expliqué Anne-Marie Durand, directrice de la Santé publique de l'ARS. "On agit vite pour couper court à la circulation de cette souche", complète Bruno Morel, directeur délégué de la veille et alerte sanitaire.

La campagne de vaccination vise une population âgée entre deux mois et 24 ans. Environ 4 330 personnes sont concernées sur les douze communes ciblées, a précisé l'ARS. 

Il s'agit de communes rurales situées dans le nord du département :
Blacé, Cercié, Charentay, Marchampt, Odenas, Le Perréon, Quincié-en-Beaujolais, Saint-Etienne-des-Oullières, Saint-Etienne-la-Varenne, Saint-Lager, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais et Vaux-en-Beaujolais.


Quatre cas de cette souche provoquant la méningite ont été diagnostiqués entre le 29 février et le 19 mars 2016 par les autorités sanitaires sur deux adolescents de 17 ans et deux fillettes d'une même classe de maternelle. "Trois sont guéris. La quatrième est toujours hospitalisée et présente des pathologies relativement importantes", précise Mme Durand. Ses jours ne sont toutefois pas en danger.


Cette vaccination, qui n'est pas obligatoire, est organisée dans les établissements scolaires. Des centres de vaccination seront par ailleurs créés dans les communes concernées. L'ARS prévoit de boucler la campagne avant les vacances d'été. Suite aux cas déjà diagnostiqués dans une école de Saint-Etienne-des-Oullières, 191 enfants et 23 membres du personnel encadrant ont d'ores et déjà été vaccinés à l'aide du vaccin Bexsero dont l'utilisation est recommandée par le Haut conseil de la santé publique.
Une telle campagne de vaccination reste exceptionnelle en France

Source : france 3 Région  

Publié le 06 avril 2016

CALENDRIER VACCINAL 2016


            INFECTIONS INVASIVES            

 A HAEMOPHILUS INFLUENZAE de type b


Recommandations générales

La vaccination du nourrisson comporte deux injections à 2 mois d’intervalle à l’âge de 2 mois (8 semaines) et 4 mois, suivies d’un Rappel à l’âge de 11 mois.

Cette vaccination est recommandée pour tous les enfants, en combinaison avec les vaccins diphtérique, tétanique, poliomyélitique, coquelucheux acellulaire et hépatite B. 
Un rattrapage vaccinal peut être effectué jusqu’à l’âge de 5 ans.


Recommandations particulières

Recommandations pour les personnes immuno déprimées ou aspléniques :

Rapport du HCSP du 7 novembre 2014  http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=504.


Schéma vaccinal

Vaccin combiné :
Une dose à 2 mois (8 semaines) et 4 mois suivies d’une dose de rappel à 11 mois.

Rattrapage pour les enfants non vaccinés par un vaccin monovalent ou combiné :
- entre 6 et 12 mois : deux doses et un rappel 
- au-delà de 12 mois et jusqu’à 5 ans : une seule dose



    INFECTIONS INVASIVES A MENINGOCOQUE (IIM)    


Recommandations générales

La vaccination avec une seule dose de vaccin méningococcique C conjugué est recommandée pour tous les nourrissons à l’âge de 12mois (co-administration possible avec la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole). Dans l’attente d’une couverture vaccinale suffisante permettant la mise en place d’une immunité de groupe, l’extension de cette vaccination systématique jusqu’à l’âge de 24 ans révolus est aussi recommandée avec un vaccin méningococcique C conjugué selon le même schéma vaccinal à une dose.


Recommandations particulières

La vaccination est recommandée par un vaccin tétravalent conjugué ACYW135 et par le vaccin contre les IIM de sérogroupe B

Pour les personnes souffrant de déficit en fraction terminale du complément, recevant un traitement anti-C5, porteuses d’un déficit en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle et chez les personnes ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Si la personne a reçu antérieurement un vaccin tétravalent polyosidique non conjugué ACYW135 ou un vaccin polyosidique non conjugué A + C, un délai de trois ans est recommandé avant de la vacciner avec le vaccin tétravalent conjugué.

Recommandations pour les personnes immunodéprimées ou aspléniques :

Rapport du HCSP du 7 novembre 2014


RECOMMANDATIONS AUTOUR D’UN CAS D’IIM A, C, Y, W 

La vaccination est recommandée pour les sujets contacts d’un cas d’IIM de sérogroupe A, C, Y, ou W, dans les conditions prévues par l’instruction relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque (1)

Vaccin conjugué méningococcique C en cas d’IIM due au sérogroupe C 

Vaccin tétravalent conjugué A C Y W135 en cas d’IIM liée aux sérogroupes  A, Y, W à partir de l’âge de 1 ou 2 ans selon les AMM des vaccins. 

Entre 6 mois et un an, seul le vaccin méningococcique bivalent non conjugué A + C peut être actuellement utilisé contre les infections invasives à méningocoque du groupe A ; dans ce cas, l’avantage de cette vaccination précoce doit être pesé au regard des risques théoriques liés à l’induction d’une hyporéactivité lors de vaccinations ultérieures, notamment contre le méningocoque C. La vaccination doit être alors réalisée au plus tard dans les dix jours après le dernier contact avec le cas index. Pour la réalisation de cette vaccination des sujets contacts d’un cas d’IIM, se reporter à l’instruction relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque.


RECOMMANDATIONS DANS LE CADRE DE SITUATIONS SPECIFIQUES D’IIM DE SEROGROUPE B


La vaccination contre les IIM de sérogroupe B est recommandée pour des populations cibles dans le cadre de situations spécifiques notamment épidémique et d’hyperendémie
(2) ; Elle n’est pas recommandée pour les sujets contacts de cas sporadiques d’IIM B en sus de la chimio prophylaxie qui représente le moyen le plus efficace de prévention des cas secondaires.


En milieu professionnel

La vaccination contre les IIM de sérogroupe B et de sérogroupes A, C, Y, W est recommandée chez les personnels des laboratoires de recherche travaillant spécifiquement sur le méningocoque.


Infections invasiMENINGOCOQUE (IIM)

(1)  Instruction n° DGS/RI1/DUS/2014/301 du 24 octobre 2014 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoques. Disponible sur le site internet du ministère chargé de la sante, dans le dossier Méningite : www.sante.gouv.fr/meningite-accueil.html
Dont les modalités de mise en œuvre sont définies dans l’instruction n° DGS/RI1/DUS/2014/301 du 24 octobre 2014 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoques.



     INFECTIONS INVASIVES A PNEUMOCOQUE (IIP)     


Recommandations générales

La vaccination par le vaccin pneumococcique conjugué 13 - valent 24 est recommandée pour l’ensemble des enfants âgés de moins de 2 ans selon le schéma vaccinal à deux injections à 2 mois d’intervalle  à l’âge de  2 mois (8 semaines) et 4 mois suivies d’un
Rappel à l’âge de 11 mois.


Recommandations particulières

Pour les prématurés et les nourrissons à risque élevé de contracter une IIP ( cf. ci-dessous la liste des personnes à risques), le maintien d’un schéma vaccinal comprenant trois  injections du vaccin pneumococcique conjugué 13 - valent, suivies d’un rappel est recommandé.

À partir de l’âge de 2 ans, la vaccination est recommandée pour les patients à risque :

immunodéprimés (patients concernés par les recommandations de vaccination des immunodéprimés et patients atteints de syndromenéphrotique) :

- aspléniques ou hypospléniques (incluant les drépanocytoses majeures),
- atteints de déficits immunitaires héréditaires,
- infectés par le VIH, quel que soit le statut immunologique,
- sous chimiothérapie pour tumeur solide ou hémopathie maligne,
- transplantés ou en attente de transplantation d’organe solide
- greffés de cellules souches hématopoïétiques,
- traités par immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie pour une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique,
- atteints de syndrome néphrotique ; 

non immunodéprimés porteurs d’une maladie sous-jacente prédisposant à la survenue d’IIP :

- cardiopathie congénitale cyanogène, insuffisance cardiaque,
- insuffisance respiratoire chronique, bronchopneumopathie obstructive, emphysème,
- asthme sévère sous traitement continu,
- insuffisance rénale,
- hépatopathie chronique d’origine alcoolique ou non,
- diabète non équilibré par le simple régime,
- patients présentant une brèche ostéo-méningée, un implant cochléaire ou candidats à une implantation cochléaire,

Selon les schémas vaccinaux ci-dessous :

2.11 Infections invasivesà pneumocoque (IIP Dirigé contre 13 sérotypes de Streptococcus pneumoniae  : 1, 3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F, 23F


SCHEMAS VACCINAUX

Pour l’ensemble des enfants jusqu’à l’âge de 2 ans :
- les enfants âgés de 2 à 6 mois :
 Une dose de vaccin conjugué 13-valent à 2 mois (8 semaines) et à 4 mois avec une dose de rappel à 11 mois 
- les enfants âgés de 7 à 11 mois non vaccinés antérieurement /
Deux doses de vaccin conjugué 13-valent à deux mois d’intervalle et un rappel un an plus tard
- les enfants âgés de 12 à 23 mois non vaccinés antérieurement : 
Deux doses de vaccin conjugué 13-valent à au moins deux mois d’intervalle.
Pour les prématurés et les nourrissons à risque élevé d’IIP :
Une dose de vaccin conjugué 13-valent à 2 mois (8 semaines), 3 et 4 mois avec un rappel à l’âge de 11 mois.
Pour les enfants à risque élevé d’IIP âgés de 2 ans à moins de 5 ans (soit 59 mois au plus) :
 
-non vaccinés antérieurement avec le vaccin conjugué 13-valent :
 Deux doses de vaccin conjugué 13-valent à deux mois d’intervalle, suivies d’une dose de vaccin non conjugué 23-valent 
au moins deux mois après la deuxième dose de vaccin 13-valent 
- vaccinés avant l’âge de 24 mois avec le vaccin conjugué 13-valent  : 
Une dose de vaccin non conjugué 23-valent.

Pour les enfants âgés de 5 ans et plus, les adolescents et les adultes immunodéprimés, atteints de syndrome néphrotique, porteurs d’une brèche ostéo-méningée, d’un implant cochléaire ou candidats à cette implantation non vaccinés antérieurement :
Une dose de conjugué 13-valent suivie 8 semaines plus tard d’une dose de vaccin non conjugué 23-valent ;
Pour ceux qui ont été vaccinés depuis plus de 3 ans avec le vaccin polyosidique 23-valent : 
Une dose de vaccin conjugué 13-valent suivie, 8 semaines plus tard, d’une dose de vaccin non conjugué 23-valent ;
Pour certaines personnes immunodéprimées, le schéma vaccinal est précisé dans le rapport sur la vaccination des immunodéprimés.

Les personnes ayant bénéficié d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques devraient recevoir un schéma vaccinal de primo-vaccination en trois doses avec le vaccin conjugué 13-valent suivies d’une dose de vaccin non conjugué 23-valent.
Pour les enfants âgés de plus de 5 ans et les adultes présentant un risque élevé d’IIP en dehors d’une immunodépression, d’une brèche ostéo-méningée ou d’un implant cochléaire ou candidat à une implantation, une dose de vaccin non conjugué 23-valent.Il n’existe pas actuellement de données permettant de recommander la pratique de revaccinations ultérieures.

Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque
*Enfants de plus de 5 ans et d’IIP*
VPC 13 à l’âge de 2 mois (8 semaines), 4 et 11 mois VP23 à l’âge de 24 mois
Immunodéprimés**, syndrome néphrotique, brèche ostéo-méningée, implant cochléaire ou candidat à l’implantation :
Non vaccinés antérieurement : 
VPC13 puis VP23 (S8)
 Vaccinés depuis plus de 3ans avec le VP23 :
 VPC13puis VP23 (S8)
Risque élevé d’IIP* (sauf immunodéprimés, brèche ou implant) :VP23 une dose
Prématurés et nourrissons à risque d’IPP : 
Une dose de vaccin conjugué 13-valent à l’âge de 2 mois (8 semaines), 3et 4 mois avec un rappel à l’âge de 11 mois
Si non antérieurement vaccinés :
Deux doses deVPC13 (S0, S8) puis VP23(S16)

 Dirigé contre 23 sérotypes de Streptococcus pneumoniae : 1, 2, 3, 4, 5, 6B, 7F, 8, 9N, 9V, 10A, 11A, 12F, 14, 15B, 17F, 18C, 19A, 19F, 20, 22F, 23F et 33F.VPC13 : 
vaccin pneumococcique conjugué 13-valentVP23 : vaccin pneumococcique non conjugué 23-valent* : 
cf. rapport du HCSP du 7 novembre 2014 ** : cf. liste ci-dessus)


Extrait du Calendrier vaccinal et Recommandations vaccinales 2016 

du ministère des Affaires sociales et de la Santé,

Mars 2016 


LA VACCINATION EN QUESTIONS

DEMELER LE VRAI DU FAUX

Pourquoi Docteur se penche dans ce numéro de C Notre santé (CNS) sur le dossier épineux de la vaccination.

Les chiffres sont inquiétants car près de deux français sur trois ne font plus confiance aux vaccins. En cause, les différentes polémiques qui sont survenues ces quinze dernières années sur la composition des vaccins. La remise en cause de leur innocuité ou les frasques de la politique vaccinale. Pourtant, la vaccination est l'un des seuls remparts contre l'émergence de maladies infectieuses potentiellement mortelles.

Qui a raison, qui a tort ? les vaccins sont-ils vraiment inoffensifs ?  Y a-t-il des vaccins plus efficaces que d'autres ?  Et quelles sont es conséquences de cette vague anti-vaccinale ?

Voir l'émission

EN FRANCE, ON ATTEND ...

Méningite B 
messieurs les Anglais, vaccinez les premiers !

Ce 1er septembre, la Grande-Bretagne est devenue le premier pays à lancer un programme de vaccination systématique contre la méningite B : tous les nourrissons à partir de l’âge de deux mois sont concernés. Cette « étape décisive » selon le ministre de la Santé Jane Ellison repose sur l’utilisation du vaccin Bexsero, des laboratoires Novartis, qui permet de couvrir près de 90 % des souches de méningocoques B. Elle est le résultat d’une recommandation adoptée il y a déjà plus d’un an par le Joint Committee on Vaccination and Immunisation.

Une presse patriote et militante

Redoutable, la méningite B toucherait quelque 1 700 personnes en Grande-Bretagne chaque année (autour de 360 cas en France). Elle tue un malade sur dix et laisse des séquelles graves à un patient sur trois. Selon les estimations des autorités sanitaires britanniques, la vaccination systématique des nourrissons pourrait permettre de sauver 4 000 vies d’ici 2025. Cependant, les responsables de la santé publique insistent pour que soit rappelée aux familles que la protection conférée par le vaccin n’est pas totale et que la vigilance demeure indispensable.

Si la Grande-Bretagne n’est pas épargnée par la mobilisation des groupes anti vaccin et si le lancement de cette campagne a inévitablement relancé leurs ardeurs, dans les médias, le discours se concentre principalement sur la fierté de cette première mondiale. Par ailleurs, de nombreux journaux nationaux et locaux ont dressé le portrait de familles endeuillées par la méningite B, qui sont devenues autant de porte-parole en faveur de la vaccination.

LA FRANCE ATTEND LE RESULTAT DES ANGLAIS
En France, la vaccination contre la méningite B est recommandée chez les patients splénectomisés ou souffrant d’un dysfonctionnement de la rate, ceux ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques et les sujets atteints de déficits immunitaires innés ou acquis.  Ces patients bénéficient d’une prise en charge du vaccin à hauteur de 65 %. Pour le reste de la population, le vaccin n’est pas spécifiquement recommandé et le coût du vaccin est totalement à la charge des familles : 88,43 euros la dose. Le refus pour l’heure de la France de s’inscrire à l’instar de la Grande-Bretagne dans un vaste programme de vaccination s’expliquerait par l’absence de recul sur le vaccin. Le docteur Marie-Aliette Dommergues *
(notre vidéo d'information) pédiatre au centre hospitalier de Versailles observe dans les colonnes de La Dépêche du midi : « Nous ne disposons pas de toutes les données sur la durée [de protection] (…). Les autorités françaises attendent les résultats des Anglais. Nous avons toutes les raisons de penser que ce vaccin va fonctionner ».

Cet attentisme des autorités françaises si elle rassure certains, révoltent les associations de lutte contre la méningite, qui déplorent que la France se prive d’un outil aussi précieux. Cette déception est d’autant plus grande que notre pays n’en est pas à son premier retard en matière de protection contre la méningite. Il a ainsi fallu attendre 2009 pour que soit recommandée la vaccination systématique des nourrissons contre le méningocoque C quand une telle politique s’est imposée dès 2000 en Grande-Bretagne. Une audace britannique qui a été couronnée de succès comme en a témoigné la diminution du nombre de méningite C.

Source : jim.fr
Aurélie Haroche 
Publié le 03 septembre 2015


PREMIERE MONDIALE

Le Royaume-Uni a développé un partenariat avec GSK pour administrer gratuitement un vaccin contre la méningite B à tous les nourrissons du pays. Ce programme national est une première mondiale. 
 

Alors qu’un petit garçon lyonnais de 5 ans a été hospitalisé samedi 28/03 après-midi à l'hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron pour une suspicion de méningite bactérienne à méningocoque de type B (la forme la plus grave), le Royaume-Uni a annoncé dans le même temps le lancement d’un programme de vaccination gratuite contre cette méningite pour tous les bébés du pays.


Un programme lancé avec de longues négociations avec Novartis

« Nous sommes le premier pays au monde à lancer cette campagne », se réjouit le ministre de la Santé britannique Jimmy Hunt. Le gouvernement a développé un partenariat avec la firme anglaise GlaxoSmithKline (GSK), numéro 7 de l’industrie pharmaceutique mondiale, qui a racheté le vaccin Bexsero crée par le géant suisse Novartis.

L’association du gouvernement avec GSK survient 7 mois après de longues négociations vaines avec Novartis autour du prix du vaccin, avant son rachat par GSK. Un retard que les organismes britanniques de lutte contre la méningite déplorent, même s’ils saluent le lancement du programme. 
« Savoir que les bébés seront protégés contre la méningite de type B est fantastique. C’est un autre grand pas en avant dans notre lutte contre cette maladie », a déclaré Sue Davie, directeur général de l’association Meningitis Now. Le vaccin Bexsero serait, selon Novartis, « le premier vaccin à large spectre » contre la méningite B. Il couvre 70 à 90 % des souches de méningocoques B dans les pays d’Europe.

Un vaccin remboursé à 65 % en France 

La méningite B est la plus fréquente des méningites en Europe et touche plus particulièrement les enfants et les adolescents. Elle est responsable de nombreuses séquelles neurologiques et entraîne le décès de près d'un patient sur dix. En France, on comptait 290 cas en 2011. Depuis décembre 2014, le vaccin Bexsero est remboursé par la Sécurité sociale à 65 %, pour les patients qui n’ont plus de rate ou souffrent d’un dysfonctionnement de cet organe, ainsi que pour ceux ayant subi une greffe de cellules souches. En revanche, le vaccin n'est pas pris en charge pour les autres personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de 2 mois.

 

Source : pourquoidocteur.fr

Publié le 30 mars 2015 d

  VACCIN CONTRE LA MENINGITE B  
 En France : Remboursé pour les personnes à riques  


Le remboursement à 65 % du vaccin Bexsero vient d'être publié au Journal officiel,
dans un arrêté daté du 16 décembre 2014. 

méningite b : Vaccin remboursé
pour les personnes à risque

Le remboursement à 65 % du vaccin Bexsero vient d'être publié au Journal officiel, dans un arrêté daté du 16 décembre 2014.
Un autre arrêté déclare l'agrément de ce vaccin à l’usage des collectivités et divers services publics. Ces arrêtés font suite à la publication de l'avis du Haut Conseil de la santé publique du 25 octobre 2013 et de l'avis de la commission de la transparence de la Haute autorité de santé (HAS) le 25 juin 2014. 


Qu'est-ce que le vaccin Bexsero ?

Le vaccin Bexsero est un nouveau vaccin fabriqué par Novartis Vaccines and Diagnostics, qui confère une protection contre les infections invasives à méningocoque B (Neisseria meningitidis sérogroupe B). Ces infections (méningites et septicémies) sont particulièrement graves et peuvent conduire au décès des patients ou à des séquelles physiques (amputations) ou neurologiques. Contrairement aux autres vaccins méningococciques, ce vaccin n'utilise pas pour antigène la capsule polyosidique de la bactérie, mais quatre protéines différentes.

Les modalités du remboursement

Le remboursement sera opérationnel dans toutes les pharmacies le lundi 22 décembre 2014. Le prix public est de 90,08 € TTC la dose, pour les personnes définies dans l'avis du 25 octobre 2013 (voir ci-dessous). Ce prix public passera à 88,43 € TTC au 1er janvier 2015, en application de la nouvelle marge pour les pharmaciens. 

Par ailleurs, Bexsero est désormais un vaccin agréé à l'usage des collectivités (hôpitaux) et divers services publics : services de protection maternelle et infantile (PMI), centres de vaccination, etc.
Ainsi, les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l'assurance maladie sont la prévention des infections invasives méningococciques dues à Neisseria meningitidis de sérogroupe B pour les personnes suivantes.


1 -Personnes à risque élevé de contracter une infection invasive à méningocoque :

· ayant un déficit en fraction terminale du complément ou qui reçoivent un traitement anti-C5A, notamment celles qui sont traitées par eculizumab (Soliris) ;
·  ayant un déficit en properdine ; 
·  ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle ;
·   ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques.
L'entourage des patients traités par Soliris devrait aussi être vacciné, mais cette recommandation récente ne semble pas avoir été prise en compte dans l'arrêté.


2- Personnes exposées dans le cadre de situations spécifiques prévues dans l'instruction No DGS/R1/DUS/2014/301 du 24 octobre 2014 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque. Cette instruction a été récemment commentée sur MesVaccins.net. Cette instruction prévoit la vaccination par Bexsero autour de cas groupés d'infection invasive à méningocoque B selon un algorithme spécifique, par exemple devant deux cas d'infection invasive à méningocoque B survenant à moins d'un mois d'intervalle ou devant des cas dus à une même souche, si celle-ci est couverte par le vaccin. Dans d'autres situations faisant craindre une situation anormale, un avis complémentaire d'experts est nécessaire. 


Source : Journal Officiel du 18 décembre 2014.

Publié le 18 déc. 2014 

Mes Vaccins.net
Auteur : Jean-Louis KOECK

lille 
Action régionale de sensibilisation & 
vaccination contre la méningite C


Le SIUMPPS s'associe à l'action régionale de sensibilisation et de vaccination contre la méningite C à destination des étudiants, initiée par l'Agence Régionale de la Santé (ARS) en leur proposant :

- de se faire vacciner sur place*, sans avance de frais et sur présentation du carnet de santé/carnet de vaccination ;

- de les informer sur cette vaccination et répondre à leurs questions.

Du vendredi 10 au vendredi 17 octobre 2014** (sauf samedi et dimanche) de 9h00 à 17h00 :

- au Centre de Santé des Etudiants de Lille 2* (125 Bd d'Alsace à Lille - métro porte de Douai)

et le jeudi 16 octobre 2014 de 12h00 à 15h00 :

- à l'antenne du SIUMPPS en Faculté de Médecine - Pôle Formation (avenue Eugène Avinée à Loos - métro terminus CHR B Calmette).

Plus d'informations au +33 (0)3 28 55 06 40

Des animateurs viendront à la rencontre des étudiants sur le Campus Moulins les vendredi 10, lundi 13 et mardi 14 octobre ainsi que sur la Faculté de Médecine le jeudi 16 octobre afin de les informer, en face à face, sur les bénéfices de la vaccination pour lutter contre cette maladie grave et souvent foudroyante. Ces animateurs orienteront également les étudiants intéressés vers les centre de santé pour la vaccination.

Cette vaccination peut également être réalisée lors d'une consultation chez son médecin traitant.


* En fonction du nombre de places disponibles par jour.
** Hormis la semaine de sensibilisation, la vaccination pourra s'effectuer jusqu'au mois de décembre 2014.


Source :SIUMPPS  

Service Inter Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé : Centre de Santé des étudiants
14 octobre 2014

Vaccination contre le méningocoque B
en Seine-Maritime, Somme et Pyrénées-Atlantiques.


Évolution Des Recommandations :


Une souche invasive particulière de méningocoque de sérogroupe B (souche clonale hypervirulente de phénotype/génotype B:14:P1.7,16) est responsable depuis 2003 d’une situation hyperendémique en Normandie puis en Picardie.

Des campagnes de vaccination par le vaccin MenBvac® depuis 2006 puis par le vaccin Bexsero® depuis 2013, ont été mises en place. Elles ont concerné à ce jour 14 cantons de Seine-Maritime et quatre cantons de la Somme.

Par ailleurs, une augmentation d’incidence des IIM B a été signalée dans le département des Pyrénées-Atlantiques et une campagne de vaccination de la population âgée de 2 mois à 24 ans a été mise en œuvre dans cette zone à partir de juillet 2013.

Après avoir pris en considération la situation épidémiologique actuelle dans ces trois départements et les couvertures vaccinales obtenues, le HCSP recommande l’arrêt des campagnes de vaccination par MenBvac® et Bexsero® dans les zones ciblées des départements de la Seine-Maritime, de la Somme et des Pyrénées-Atlantiques.

Le HCSP précise les conduites à tenir pour les personnes ayant initié une vaccination avec MenBvac®, pour les personnes qui auraient initié leur vaccination avec MenBvac® mais n’auraient pas reçu leur troisième dose en mai 2014 et pour les personnes ayant initié une vaccination avec Bexsero®.

Enfin, le Haut Conseil de la santé publique rappelle l’importance de la surveillance épidémiologique, sérotypique et génotypique des IIM B en France, dans l’ensemble des départements. 

Source : Haut Conseil de la Santé Publique

l' A.R.S BRETAGNE recommande la vaccintation


Meningocoque C : faites-vous vacciner !

La vaccination reste la protection la plus efficace contre l’infection à méningocoque C.
Un geste que
le haut conseil de la santé publique recommande pour les nourrissons dès 2 mois
dans le Finistère, et dans le reste de la France pour les jeunes de 1 à 24 ans.
T
ous les acteurs de la santé se mobilisent sur cette thématique.


13 cas d’infection à méningocoque C sont intervenus dans le Finistère 2012, sept fois plus que la moyenne nationale. Face à cette augmentation, l’ARS Bretagne se mobilise : elle assure la promotion de la vaccination contre le méningocoque C des jeunes de 1 à 24 ans et, dans le Finistère, des nourrissons à partir de 2 mois. Tous les acteurs de la santé s’associent à ce dispositif.

Les vaccinations sont faites par le médecin traitant ou le pédiatre.

Dans le Finistère, 2 centres sont également accessibles au public pour des vaccinations complètement gratuites :

A Brest, centre hospitalier régional universitaire, site de la Cavale blanche, sur rendez-vous 02 98 14 50 39 ;
A Quimper, centre hospitalier, sur rendez-vous 02 98 52 65 16 ;
Dans les autres départements des sites sont également accessibles au public l'annuaire des sites publics de vaccination.

Le méningocoque C

Cette bactérie peut provoquer des infections dont les formes les plus graves sont une méningite ou une septicémie.

Intensification de la vaccination des 1-24 ans  

Depuis 2010,  le vaccin est recommandé et remboursé à 65 % par l’Assurance Maladie pour les jeunes de 1 à 24 ans.
La couverture vaccinale est encore insuffisante, en octobre dans le Finistère, elle était estimée à 21 % (42 % pour les 1-4 ans, 3 % pour les 20-24 ans).

Dans le Finistère, le haut conseil de la santé publique recommande la vaccination des nourrissons à partir de 2 mois.

Parmi les 13 cas survenus en 2012 dans le Finistère, 3 malades avaient moins de 12 mois. Dans ce contexte, le haut conseil de la santé publique recommande, dans un avis du 19 octobre 2012, transitoirement, la vaccination des nourrissons dès l’âge de 2 mois (une réévaluation de la situation étant prévue fin juin 2013).
Deux doses de vaccins sont nécessaires à cet âge, suivies d’un rappel.


Source : ARS Bretagne

Méningite B : une politique vaccinale timide

Contre la méningite à méningocoque de type B, nous disposons désormais d’un vaccin. Et ceci depuis plus de 6 mois. Mais aujourd’hui les recommandations françaises sont encore très limitées. A l’inverse, nos voisins européens prennent des mesures bien plus offensives.
Les explications du Dr Catherine Weil Olivier, pédiatre à l’Université Paris VI.

Depuis le mois de décembre 2012, un nouveau vaccin – Bexsero® – est disponible en France. Il vise à protéger contre la méningite à méningocoque de type B. Les autorités sanitaires françaises ont décidé de recommander la vaccination aux populations et zones en situation de risque spécifique. « Ces recommandations françaises sont pour le moment très limitées à des groupes, ou des zones géographiques, qui sont connus comme étant à risque de méningite à méningocoque en particulier celles dues à la souche B », explique le Dr Weil-Olivier.

Selon elle, cette politique vaccinale n’est qu’un premier pas. « Nous attendons d’un vaccin qu’il assure une protection de longue durée contre la souche B et qu’il diminue le risque de transmission dans la population non vaccinée ». C’est ce que les spécialistes appellent la protection de groupe. « Le fait que le vaccin ait été approuvé est un gage de qualité. En matière de prise de décision d’une stratégie de vaccination, il est également important de confirmer la diminution de la transmission et la durée de protection ». Or ces éléments essentiels ne peuvent paradoxalement s’obtenir qu’en vaccinant plus largement. Ce qui n’est pas le cas actuel de la France. Pour le Dr Weil-Olivier, « nous sommes dans un cercle vicieux. Nous n’avons pas assez de données donc on ne vaccine pas largement et du coup nous n’avançons pas ».

Les Anglais vaccinent

Certains pays semblent avoir répondu à cet aspect en adoptant des politiques bien plus offensives que celle de la France. Le Royaume-Uni a décidé de cibler tous les nourrissons de moins de deux ans. Deux régions italiennes suivent la même ligne. « Leur objectif est de mettre en avant l’efficacité individuelle du vaccin dans cette population », explique le Dr Weil-Olivier.
En Allemagne, plus de 35 caisses d’Assurance-maladie ont décidé de rembourser le vaccin pour tous les enfants âgés de 2 mois à 18 ans. La Pologne et la République tchèque recommandent également la vaccination systématique des nourrissons et des enfants. Enfin l’Australie vient de recommander la vaccination de tous les enfants de moins de deux ans et des adolescents.
Les autorités sanitaires françaises scruteront sûrement avec attention ce qui se passe chez nos voisins.

Source : DESTINATION SANTE 
Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet 
Interview du Pr Catherine Weil-Olivier, 20 juin 2014


NENINGITES B : Nouveau vaccin BEXSERO

• Bexsero® est le premier et unique vaccin visant à couvrir la majorité des souches de méningocoque B. (1)

• Le vaccin MenBVac® utilisé dans certains cantons pour contrôler une épidémie touchant la Seine-Maritime et la Somme depuis plusieurs années, ne cible qu'une souche spécifique de méningocoque B, la souche B :14 :P1.7,16, qui est historiquement liée à cette épidémie*. (2,3)

• Lors de la mise à jour de ses recommandations pour la poursuite de la campagne
de vaccination contre le méningocoque B :14 :P1.7,16 le Haut Conseil de la santé publique recommande pour les nouveaux vaccinés de substituer MenBvac® par Bexsero® dès que ce dernier sera disponible. (4)

• Novartis est mobilisé pour assurer la disponibilité du vaccin avant la fin 2013.

Le 9 septembre 2013, le Haut Conseil de la santé publique a publié sur son site deux avis ayant trait à la poursuite de la campagne vaccinale contre la souche de méningocoque B :14 :P1.7,16 dans la Somme et la Seine- Maritime

Le Haut Conseil de la santé publique préconise pour les nouveaux vaccinés, la substitution du vaccin actuellement utilisé, MenBvac®, spécifique d'une souche de méningocoque B circulant dans cette zone, par Bexsero®, premier et unique vaccin visant à protéger contre la majorité des souches de méningocoque B. (4, 1)

Cette recommandation ne préjuge pas des futures stratégies visant à protéger des infections à méningocoques B dans leur globalité. (4)

Les études menées sur Bexsero® ont montré qu'il avait le potentiel de couvrir 85% des souches circulantes en France. (5)

Novartis Vaccines and Diagnostics fait tout ce qui est de son ressort, de concert avec les instances impliquées, pour mettre Bexsero® à disposition d'ici la fin 2013.

« Notre objectif est que Bexsero® soit disponible le plus vite possible pour tous ceux qui peuvent en bénéficier, dans cette zone durement touchée, et au-delà. La prévention par la vaccination est le meilleur moyen pour lutter contre ces maladies foudroyantes qui laissent peu de temps pour intervenir. » explique Fakhredine Shadman, Directeur général de Novartis Vaccines & Diagnostics en France.

* Il est à noter que la souche B :14 :P1.7,16 a pu être identifiée chez 10 cas parmi les 29 cas d'infection invasive à méningocoque déclarés entre avril 2012 et mars 2013 dans la Seine Maritime et dans la Somme ;
15 cas étaient dus à des souches de sérogroupe B différentes ou non identifiées (4).
Dans notre pays, on déplore entre 500 et 800 cas d'infection invasive à méningocoque par an. (6)
La maladie frappe au hasard et des souches hypervirulentes ou de nouveaux foyers peuvent émerger à tout moment, comme par exemple cette année dans les
Pyrénées Atlantiques (7).
Par ailleurs, certaines régions connaissent historiquement une incidence plus élevée que d'autres, en particulier dans une zone couvrant un arc nord-ouest de la Bretagne au Nord, comprenant la Somme et la Seine-Maritime. (6, 8-13)
Les infections à méningocoque sont à l'origine de maladies redoutables qui peuvent
parfois entraîner le décès dans les 24 heures suivant l'apparition des premiers symptômes malgré un traitement approprié ou être à l'origine de séquelles invalidantes à vie. Les nourrissons et les adolescents sont les plus à risque d'infections invasives à méningocoque. Le risque chez le nourrisson est 10 fois plus élevé que dans la population totale; chez le nourrisson plus de 80% des cas sont dus au méningocoque B. (8)
Il n'existait jusqu' à présent aucun vaccin à large spectre contre le méningocoque B. Bexsero® est le résultat de plus de 20 ans de recherche de pointe dans la lutte pour la protection des enfants contre le méningocoque B.(1,14)
Références
1. Giuliani MM, et al. A universal vaccine for serogroup B meningococcus. Proc Natl Acad Sci USA 2006 ; 103:10834-
9.
2. Tan LK, et al. Advances in the development of vaccines against Neisseria meningitidis. N Engl J Med
2010 ; 362;16:1511-20.
3. Sadarangani M, Pollard AJ. Serogroup B meningococcal vaccines – an unfinished story. Lancet Infect Dis
2010 ; 10:112-24.
4. Avis relatif à la poursuite de la campagne de vaccination contre le méningocoque B :14 :P1.7,16 dans les
départements de la Seine-Maritime et de la Somme du 11 juillet 2013 (
www.hcsp.fr).
5. Vogel U, et al. Lancet Infect Dis. 2012 (in press).
6. Parent du Châtelet I, Taha MK Les infections invasives à méningocoques en France en 2011 : principales
caractéristiques épidémiologiques BEH 2012 ;49-50
7. Haut Conseil de la santé publique, Avis du 22 février 2013 relatif à la vaccination ciblée contre les infections
invasives à méningocoque liées au clone B14:P1.7,16 du complexe clonal ST- 32 avec les vaccins MenBvac® et
Bexsero® dans le département des Pyrénées-Atlantiques
8. Parent du Châtelet I, Taha MK Les infections invasives à méningocoques en France en 2005 BEH 2006 ;49-50
9. Parent du Châtelet I, Taha MK et al. Les infections invasives à méningocoques en France en 2006 BEH 2007 ;51-52
10. Parent du Châtelet I, Taha MK et al. Les infections invasives à méningocoques en France en 2007 BEH 2008 ;51-52
11. Parent du Châtelet I, Taha MK et al, Les infections invasives à méningocoques en France en 2008 BEH 2009 ;46-47
12. Parent du Châtelet I, Taha MK et al, Les infections invasives à méningocoques en France en 2009 BEH 2010 ;31-32
13. Parent du Châtelet I, Taha MK et al, Les infections invasives à méningocoques en France en 2010 BEH 2011 ;45-46
14. Rappuoli R. Reverse vaccinology, a genome-based approach to vaccine development. Vaccine 2001 ; 19: 2688-91.

Source : NOVARTIS Suresnes, 12 septembre 2013

SEINE-MARITIME 
une campagne de vaccination à succès

Dans la région de Dieppe et les cantons alentour (Zone Est), Le succès de la campagne de vaccination est confirmée par le ministère de la Santé.

Le niveau de risque est revenu à la normale nationale sauf dans les cantons de Eu, Londinières et de Blangy-sur-Bresle. Dans ces cantons, un nouveau vaccin Bexsero devrait être prochainement introduit. Dans tous les cantons ayant participé à la campagne, on termine les protocoles en cours avec le Menbvac.

Source : Paris Normandie
10-09-2013

NORMANDIE et PICARDIE
Vaccination contre le Méningocoque B

Vaccination contre le méningocoque B en Normandie et Picardie.

_Évolution des recommandations_

Une souche invasive particulière de méningocoque de sérogroupe B est responsable depuis 2003 d'une situation hyperendémique en Normandie puis en Picardie. Une campagne de vaccination par le vaccin MenBvac® a été débutée en 2006 touchant successivement trois zones correspondant à des foyers d'hyperendémie.

Le vaccin Bexsero® a obtenu une AMM européenne le 14 janvier 2013.

La Direction générale de la santé a demandé au Haut Conseil de la santé publique d'émettre un avis sur la place d'une éventuelle revaccination par le vaccin Bexsero® des personnes ayant reçu un schéma vaccinal complet par le vaccin MenBvac® et sur la nécessité de modifier le champ actuel, notamment géographique, de la campagne de vaccination.

Après avoir pris en considération la situation épidémiologique actuelle et les couvertures vaccinales obtenues dans les zones ciblées par les campagnes de vaccination, le HCSP recommande que la campagne de vaccination actuellement mise en place en Seine-Maritime et dans la Somme soit adaptée selon de nouvelles modalités détaillées dans cet avis.

Le HCSP rappelle que, dans le cadre de ces campagnes de vaccination, le vaccin Bexsero® pourra être substitué au vaccin MenBvac® dès qu'il sera disponible, pour les nouvelles personnes éligibles à cette vaccination et pour les personnes contacts, quel que soit leur âge, autour d'un nouveau cas d'IIM B:14:P1.7,16 survenant en Seine-Maritime, dans la Somme et la Manche, non antérieurement vaccinées par le MenBvac®.

Il rappelle également qu'en l'absence de données d'interchangeabilité entre les deux vaccins, l'utilisation exclusive du vaccin MenBvac® doit être poursuivie pour les personnes en cours de vaccination et n'ayant reçu qu'une, deux ou trois doses de vaccin MenBvac®.

Source : Haut Conseil de la Santé Publique
09-09-2013

VACCINATION CONTRE LE MENINGOCOQUE B

NORMANDIE - PICARDIE


Introduction du vaccin Bexsero®
Vaccination contre le méningocoque B en Normandie et Picardie. Introduction du vaccin Bexsero®

Une situation d'hyperendémie des infections invasives à méningocoque (IIM) de sérogroupe B, et plus spécifiquement liée à une souche de phénotype B:14:P1.7,16, existe en Normandie et en Picardie.

Pour éradiquer ces foyers, des campagnes de vaccination ont été mises en place en Seine-Maritime et dans la Somme avec le vaccin MenBvac® qui, n'ayant pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM), est utilisé au titre de l'article L.31-31 du code de la santé publique.

Le vaccin Bexsero® a obtenu une AMM européenne le 14 janvier 2013.

Le Haut Conseil de la santé publique recommande que, dans le cadre de ces campagnes de vaccination, le vaccin Bexsero® soit substitué au vaccin MenBvac® dès qu'il sera disponible, pour les nouvelles personnes éligibles à cette vaccination et pour les personnes contacts, quel que soit leur âge, autour d'un nouveau cas d'IIM B:14:P1.7,16 survenant en Seine-Maritime, dans la Somme et de la Manche non antérieurement vaccinés par le MenBvac®.
Les schémas vaccinaux recommandés sont rappelés ainsi que les modalités de co-administration avec les autres vaccins du calendrier vaccinal du nourrisson.
En l'absence de données d'interchangeabilité entre les deux vaccins, l'utilisation exclusive du vaccin MenBvac® doit être poursuivie pour les personnes en cours de vaccination et n'ayant reçu qu'une, deux ou trois doses de vaccin MenBvac®.

Le Haut Conseil de la santé publique recommande enfin que le suivi renforcé de pharmacovigilance mis en place par l'ANSM pour le vaccin MenBvac® soit poursuivi lors de l'utilisation du vaccin Bexsero®

source : Haut Conseil de la santé publique.
09-09-2013

VACCINATION MENINGITE B
menBvac et Bexsero

Vous êtes nombreux à poser des questions et à ne pas comprendre la différence entre les vaccins MenBvac et Bexsero alors nous vous proposons une petite explication simple. Tout d'abord un petit rappel, il n'existe pas une méningite mais des méningites A, B, C, Y, W135 ... ; Pour faire un peu plus compliqué, la méningite B a plusieurs souches. Ainsi le MenBvac couvre une seule souche le B 14 (pas les autres), le vaccin Bexsero couvre les souches de la méningite B dite "large".

Le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) rappelait que la mise en place de vaccination avec  MenBvac en Seine-Maritime puis  dans la Somme  a montré son efficacité sur les foyers d'hyperendémie. Ce vaccin développé de façon non-industrielle par l'Institut norvégien de santé publique (NIPH) n'a pas d'autorisation de mise sur le marché mais est autorisé (article L31-31 code de santé publique).

"les doses de vaccins disponibles au niveau national sont suffisantes pour assurer les objectifs de la campagne vaccinale en Seine-Maritime et dans la Somme et son extension éventuelle à un nouveau foyer d'hyperendémie" précise le HCSP.

C'est ainsi que plus de 70 personnes viennent d'être vaccinées dans les Pyrénées-Atlantiques après la survenue en avril de nouveaux cas d'Infections Invasives à Méningocoques liées à la souche virulente B 14 P1.7,16 (méningite B14 aussi appelé souche Dieppoise dans la région de Dieppe où le foyer hyperendémique a commencé en 2003).

Le Haut Conseil notait qu'un autre vaccin vient d'obtenir son AMM européenne BEXSERO (Novartis Vaccines and Diagnostics) mais qu'il n'est pas encore disponible pour le moment. Dès que le vaccin Bexsero sera disponible (il est en voie de l'être et vient d'obtenir une récompense au prix Galien 2013 mercredi dernier) , nous espérons la mise en place d'une campagne de vaccination. Dans cette hypothèse, l'utilité de cette vaccination (MenBvac) sera réévaluée. Le HCSP souligne qu'en l'absence de données d'interchangeabilité entre les deux vaccins " l'utilisation exclusive du vaccin MenBvac doit être poursuivie pour les personnes en cours de vaccination et n'ayant reçu qu'une, deux ou trois doses."

Nous restons à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Association Petit Ange - Ensemble contre la méningite.
le 07 juin 2013

PRIX GALIEN 2013 pour Bexsero

Novartis reçoit le prix Galien 2013 de la recherche pharmaceutique pour son vaccin Bexsero

Novartis a reçu le Prix Galien 2013 de la recherche pharmaceutique pour Bexsero son nouveau vaccin contre le méningocoque B.

Le méningocoque B est la cause la plus fréquente de méningite bactérienne chez l'enfant et l'adolescent. Il est responsable de plus de 80% des cas d'infections invasives à méningocoque chez le nourrisson en France.

La méningite à méningocoque est une maladie qui peut être foudroyante, qui touche le plus souvent des enfants sans facteur de risque particulier et peut parfois être fatale en 24 heures. Elle est difficile à diagnostiquer dans les premières heures du fait de symptômes non spécifiques, qui peuvent être confondus avec ceux de la grippe. La mortalité est de 10% et 1 survivant sur 5 souffrira de séquelles invalidantes à vie. C'est pourquoi, la prévention contre le méningocoque B reste un important défi de santé publique à relever. Aucun vaccin capable de protéger contre la plupart des cas de méningites à méningocoques B n'était disponible, du fait de la variabilité des souches de méningocoque B.

Au premier trimestre 2013 (le 22 janvier), Novartis a obtenu l'autorisation Européenne de mise sur le marché pour Bexsero®, permettant la commercialisation en France. C'est le premier vaccin visant à protéger contre la majorité des souches de méningocoque B, permettant de lutter ainsi contre une cause majeure de méningite en Europe, et ses conséquences potentiellement fatales.

 Bexsero® est le résultat de plus de 20 années de recherche de pointe dans le développement de vaccins, et sa tolérance et son immunogénicité ont été établies par un programme clinique international ayant inclus des nourrissons, des enfants, des adolescents et des adultes.

En France, Bexsero® est désormais en attente des recommandations du Haut Conseil de la santé publique sur son introduction au calendrier des vaccinations et son utilisation dans le programme de vaccination français.

Bexsero® a été conçu selon une approche scientifique innovante avant-gardiste « la vaccinologie inverse » basée sur l'analyse du génome de la bactérie pour y identifier les cibles vaccinales.

Cette approche innovante, récompensée par de nombreux prix, constitue un nouveau paradigme, qui pourrait servir de point de départ au développement d'une nouvelle génération de vaccins visant à prévenir d'autres pathogènes présentant une importante diversité de souches.

Source : Novartis
Publié le Jeudi 6 juin 2013

PYRENEES-ATLANTIQUES
Vaccination contre la méningite B14

Début d'une vaccination contre le méningocoque B dans un canton de Pyrénées-Atlantiques 

Un arrêté publié vendredi au Journal officiel a étendu aux Pyrénées-Atlantiques la vaccination contre le méningocoque B par le vaccin norvégien MenBvac, en raison d'un nombre anormalement élevé de cas causés par la même souche.

Il s'agit du même vaccin produit par l'Institut norvégien de santé publique, déjà utilisé dans plusieurs cantons de Seine-Maritime (cf APM VBOLT002) et de Somme (cf APM VBPAC002) car il s'agit de la même souche de méningocoque. Ce vaccin comprend une souche homologue à celle circulant; il n'a pas d'homologation en France et relève d'un stock d'Etat.

Quatre cas d'infections invasives à méningocoque liées à la souche B:14:P1.7,16 avaient été confirmés entre juillet et septembre 2012 et deux nouveaux cas avaient été confirmés le 7 mai dans ce département.

Or, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) avait recommandé dans un avis du 22 février que, dans l'hypothèse où un ou plusieurs nouveaux cas surviendraient d'ici le 15 septembre, il faudrait procéder à la mise en place immédiate d'une campagne de vaccination par le vaccin MenBvac ciblant les personnes contacts autour des cas.

"Une grande partie des cas contacts sont des enfants en école primaire et en crèche, la vaccination sera donc assurée par la médecine scolaire, la protection maternelle et infantile (PMI) et par le service infectiologie du centre hospitalier de Pau", a précisé à l'APM Martine Vivier-Darrigol, médecin responsable de la cellule de veille, d'alerte et de gestion sanitaires.

Le stockage et la distribution des vaccins sont assurés par la pharmacie à usage intérieur du centre hospitalier de Pau. "Les deux premières séances de vaccination ont déjà eu lieu", a expliqué Martine Vivier-Darrigol. "Les dernières vaccinations se dérouleront la semaine prochaine".

C'est l'Agence régionale de santé (ARS) d'Aquitaine qui est chargée, sous l'autorité du préfet et en collaboration avec les professionnels de santé du département, de coordonner cette campagne de vaccination.

Pour le moment, seule une centaine de cas contacts des deux derniers cas survenus récemment, seront vaccinés, selon un schéma à deux doses du vaccin espacées de six semaines, tous âges confondus à partir de l'âge de 2 mois.

Les quatre premiers cas, survenus dans les cantons de Lagor et Navarrenx, sont plus anciens et aucun nouveau cas récent n'a été observé. Il n'y a donc pas de vaccination prévue pour le moment dans ces deux cantons.

Martine Vivier-Darrigol a précisé que l'ARS Aquitaine "ne peut pas communiquer les lieux exacts des deux dernières contaminations confirmées, afin que l'on ne puisse pas identifier ces patients", elle a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas "d'une véritable campagne de vaccination", l'ARS s'inscrivant "dans une démarche de prophylaxie pour limiter les risques d'infection".

S'il devait y avoir de nouveaux cas confirmés dans cette zone, une vaccination de toutes les personnes de 2 mois à 24 ans serait réalisée, selon le schéma recommandé par le HCSP de quatre doses au total: trois doses de primo-vaccination à six semaines d'intervalle puis rappel un an après la troisième dose.

Source : PARIS, 17 mai 2013 (APM)

Méningite B14
la campagne de vaccination se poursuit 

Les jeunes adultes et les enfants des cantons d'Ault, Friville-Escarbotin, Gamaches et Saint-Valéry sur Somme sont particulièrement exposés à la méningite B14, une infection grave qui peut être mortelle. Un ou plusieurs cas sont toujours déclarés chaque année sur ces territoires.

Depuis 2009, une campagne de vaccination est engagée par l'ARS dans ces 4 cantons, afin d'endiguer durablement cette infection. Le vaccin est la seule protection durable contre la méningite B14.
Le schéma vaccinal comporte 4 injections :
Les trois premières à 6 semaines d'intervalle
La 4iéme, pour rappel, un an après
Les injections peuvent être réalisées au centre de vaccination de Friville-Escarbotin (pour prendre rendez-vous, contactez le 0820 30 00 60*), chez votre médecin traitant (se renseigner auprès de lui) ou au sein de la PMI pour les enfants de moins de 6 ans.

Les doses de vaccin sont fournies par les professionnels de santé qui réalisent les injections. Il n'est pas utile de se déplacer à la pharmacie.
Parallèlement une campagne d'information avec mise à disposition d'affiches et de dépliants se poursuit auprès des mairies, des pharmaciens, des infirmiers libéraux et des médecins généralistes de ces 4 cantons. 
Ces outils rappellent les 3 bonnes pratiques pour lutter contre cette infection qui peut être mortelle : se faire vacciner ou vacciner son enfant ; sensibiliser les proches sur la persistance de la méningite ; être vigilant et attentif aux premiers signes de la maladie.

Source : A.R.S PICARDIE Santé.fr
22/02/13

Les infections graves à méningocoque
dites infections invasives

Les infections graves à méningocoque dites infections invasives sont provoquées par des bactéries appelées méningocoques, présentes dans le nez et le fond de la gorge (naso-pharynx). 

La transmission est directe à partir des projections respiratoires ou salivaires des malades et surtout des nombreux porteurs sains. De nombreuses personnes sont porteuses saines : malgré la présence de la bactérie dans le naso-pharynx, elles ne développeront pas la maladie ; en France, la déclaration de ces infections est obligatoire et doit être faite le plus rapidement possible pour que les mesures de prévention dans l'entourage du malade puissent être prises rapidement même si le risque de transmission secondaire est faible. 

Chaque année, environ 700 cas sont en moyenne déclarés.

Il existe deux formes  principales d'infections graves  à méningocoque :

  • la  méningite est la forme la plus fréquente. La méningite est une infection des méninges (tissus qui entourent le cerveau et la moelle épinière). Ses symptômes les plus fréquents sont des maux de tête et des vomissements, une raideur de la nuque, une fièvre élevée, une photophobie (sensation visuelle pénible de la lumière), un état confusionnel. Avec un traitement adapté mis en place rapidement, l'évolution est favorable dans cinq cas sur six.
  • la septicémie à méningocoque : le méningocoque se dissémine dans l'ensemble de l'organisme par voie sanguine. Dans ce cas, il existe une altération sévère de l'état général et des taches cutanées  purpuriques (violacées). La forme la plus grave appelée « purpura fulminans»  associe des signes de choc infectieux et des taches purpuriques qui s'étendent très rapidement.

Les méningites sont les maladies infectieuses que redoutent le plus les Français (plus d'une personne sur deux) et leurs médecins (plus de huit sur dix)[1].

Il existe différents groupes de méningocoques dont les principaux sont A, B, C, Y ou W135. En 2008 en France, les cas d'infection invasive à méningocoques sont principalement causés par le groupe B et le groupe C (92 % des cas[2]).

Quatre types de vaccins sont disponibles en France :

* Le vaccin A-C-Y-W135 est obligatoire pour les pèlerins se rendant à la Mecque.

* Le vaccin contre les méningocoques A+C utilisé chez les militaires et pour les voyageurs qui se rendent dans les zones à risque d'Afrique.

Le vaccin contre les infections à méningocoques B utilisé dans le cadre particulier de l'endémie sévissant en Haute-Normandie et Picardie

* Le vaccin contre les méningocoques du groupe C : depuis 2010, le calendrier vaccinal inclut la recommandation de vaccination contre le méningocoque C à tous les nourrissons entre un et deux ans ainsi qu'aux enfants, adolescents et jeunes adultes jusqu'à vingt-quatre ans. C'est chez les enfants de moins de 5 ans et les adolescents que la circulation du méningocoque C est la plus importante.
 La vaccination est très simple, car elle consiste en une seule injection, efficace et très bien tolérée.

Source : A.R.S PICARDIE

CALENDRIER VACCINAL 2013

Extrait du Calendrier vaccinal et Recommandations vaccinales 2013 du ministère des Affaires sociales et de la Santé, selon l'avis du Haut Conseil e la santé publique

Vaccination contre les infections invasives à méningocoques (IIM) de sérogroupe non B (A, C, Y, W135)

Recommandations générales

La vaccination systématique avec une seule dose de vaccin méningococcique C conjugué est désormais recommandée chez tous les nourrissons à l'âge de 12 mois (co-administration possible avec la vaccination contre la
rougeole, les oreillons et la rubéole, cf. infra).

Durant la période initiale de mise en place de cette stratégie et en attendant son impact optimal par la création d'une immunité de groupe, l'extension de cette vaccination systématique jusqu'à l'âge de 24 ans révolus est aussi
recommandée avec un vaccin méningococcique C conjugué selon le même schéma vaccinal à une dose.

31- Le vaccin ENGERIX B® 10 μg n'est pas adapté au schéma vaccinal à 2 doses.
32 - Pour les adolescents, il s'agit en particulier de ceux qui sont : accueillis dans les services et institutions pour l'enfance et la jeunesse handicapées, ou dans les institutions psychiatriques, exposés à des relations sexuelles avec des partenaires multiples, toxicomanes utilisant des drogues parentérales, voyageurs ou résidents dans des pays de moyenne ou de forte endémie (après évaluation des risques), susceptibles de recevoir des transfusions massives ou itératives, dans l'entourage d'un sujet infecté par le virus de l'hépatite B (famille vivant sous le même toit) ou des partenaires sexuels d'un sujet infecté par le virus de l'hépatite B.
33 - Circulaire n° DGS/SD5C/DHOS/E2/2004/532 du 10 novembre 2004 relative au dépistage obligatoire au cours de la grossesse de l'antigène HBs
du virus de l'hépatite B et à la vaccination des nouveau-nés de femmes porteuses de l'antigène du virus de l'hépatite B.
34 - Avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France (section maladies transmissibles) relatif à la vaccination des nouveau-nés de mère
porteuse du virus de l'hépatite B, du 23 juin 2006.
35 - Avis du CSHPF du 18 mars 2005 relatif aux recommandations pour la prévention de la leptospirose en cas d'activité professionnelle à risque.
Voir aussi le rapport : « Nouvelles recommandations relatives à la prévention du risque chez les personnes exposées à la leptospirose » (CSHPF, 18
mars 2005), consultable sur le site internet du ministère chargé de la santé.
cas_d_activite_professionnelle_a_risque.pdf

Recommandations particulières

La vaccination est recommandée par un vaccin tétravalent conjugué ACYW135

36 - préférentiellement au vaccin tétravalent non conjugué, chez les personnes souffrant de déficit en fraction terminale du complément, recevant
un traitement anti-C5A, porteuses d'un déficit en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle et chez les personnes ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Si la personne a reçu antérieurement un vaccin polyosidique non conjugué, un délai de trois ans est recommandé avant de la vacciner avec le vaccin tétravalent conjugué.

Recommandations pour les personnes immunodéprimées ou aspléniques : cf. tableau 3.5.

Recommandations autour d'un cas d'IIM

La vaccination est recommandée pour les sujets contacts d'un cas d'IIM de sérogroupe A, C, Y, ou W135, dans les conditions prévues par l'instruction relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoques

37 - D'une manière générale, l'utilisation des vaccins conjugués doit être privilégiée : vaccin conjugué méningococcique C en cas d'IIM due au sérogroupe C ; vaccin tétravalent conjugué ACYW135 en cas d'IIM liée aux sérogroupes A, Y, W135 à partir de l'âge de 1 ou 2 ans selon les AMM des vaccins. Entre 6 mois et un an, seul le vaccin méningococcique bivalent non conjugué A+C peut être actuellement utilisé contre les infections invasives à méningocoques du groupe A ; dans ce cas, l'avantage de cette vaccination précoce doit être pesé au regard des risques théoriques liés à l'induction d'une hyporéactivité lors de vaccinations ultérieures, notamment contre le méningocoques C.
La vaccination doit être alors réalisée au plus tard dans les dix jours après le dernier contact avec le cas index. Pour la réalisation de cette vaccination des sujets contacts d'un cas d'IIM, se reporter à l'instruction relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoques

Risques chez les voyageurs
Cf. Recommandations sanitaires pour les voyageurs : BEH n° 20-21 du 29 mai 2012 (prochaine publication actualisée
début juin 2013).

Schémas vaccinaux

Pour tous les enfants à l'âge d'un an et en rattrapage jusqu'à l'âge de 24 ans : vaccins méningococciques C conjugués : une dose.

Recommandations particulières ou autour d'un cas :
* Vaccins méningococciques conjugués :
monovalent C :

  • nourrissons âgés de 2 à 11 mois révolus : deux doses à au moins deux mois d'intervalle et un rappel au cours de la deuxième année de vie,

enfants à partir de l'âge d'un an, adolescents et adultes : une dose unique.

  • tétravalent ACYW135, à partir de l'âge d'un ou 2 ans (selon l'AMM du vaccin) : Une dose unique.

* Vaccins méningococciques non conjugués :
-- bivalent A et C : une dose ; durée de protection de trois ans. Il peut être utilisé à partir de l'âge de 6 mois pour la protection contre le méningocoque A.

36 - Avis du HCSP du 12 juillet 2012 relatif à l'utilisation du vaccin méningococcique tétravalent A,C,Y,W135 Nimenrix® et à la place respective des vaccins méningococciques tétravalents conjugués et non conjugués.

37 - Instruction n°DGS/RI1/2011/33 du 27 janvier 2011 en cours de révision. Disponible sur le site internet du ministère chargé de la santé, dans le

Un nouveau test pour dépister la méningite

Source : Maxi Sciences (www.meningitis.org)
27/08/10

Des chercheurs irlandais ont développé un test qui permettrait de dépister plus rapidement les bactéries responsables de la méningite et de la septicémie.
Des chercheurs de l'Université Queen's de Belfast (Irlande) ont déclaré le 18 août 2010, sur le site de la Meningitis Research Foundation (Fondation de recherche sur la méningite), avoir élaboré un nouveau test pour détecter plus efficacement la méningite, infection de l'enveloppe du cerveau, et la septicémie, empoisonnement du sang.
Ces deux maladies, touchant principalement les nourrissons et les enfants, peuvent être mortelles si elles ne sont pas diagnostiquées à temps. Le problème rencontré par les médecins est que les symptômes d'une méningite ressemblent à ceux d'une simple infection virale : fièvre, vomissements, douleurs au ventre, etc. De plus, le délai actuel nécessaire à l'obtention des résultats varie entre 24 et 48 heures. Il peut donc être fatal pour les patients.
Le nouveau test développé par les chercheurs irlandais, sous la forme d'un prélèvement de salive ou de sang examiné par une machine de la taille d'une imprimante portable, permettrait de détecter les maladies en une petite heure. Une révolution qui pourrait sauver de nombreuses vies.

NOVARTIS obtient l'AMM
pour le vaccin MENVEO

Source : Actu Santé
29/03/10

L'Agence européenne du médicament (EMEA) vient de délivrer son autorisation de mise sur le marché européenne (AMM) à Menveo® du laboratoire Novartis, le premier vaccin tétravalent conjugué pour la protection de l'adolescent et de l'adulte contre les infections à méningocoques. Menvéo protège contre 4 des 5 principaux sérogroupes, A, C, W135 et Y, responsables de la méningite à méningocoques.
L'infection invasive à méningocoque est une affection qui survient brutalement et peut être mortelle dans les 24 à 48 H. Elle se manifeste sous la forme d'une méningite bactérienne – infection des membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière ou d'une septicémie. La maladie est due à une bactérie, Neisseria meningitidis (ou méningocoque) et progresse rapidement. On recense chaque année environ 500.000 cas d'infections invasives à méningocoques dans le monde, responsables de quelque 50 000 décès. Selon l'OMS, 5 à 10 % des sujets victimes d'une infection invasive à méningocoque en décèdent, en dépit d'un diagnostic correct et d'un traitement précoce approprié. Parmi les patients qui survivent à la maladie, un sur cinq souffrira toute sa vie de graves complications, séquelles irréversibles telles que lésions cérébrales, troubles de l'apprentissage, perte auditive ou complication nécessitant l'amputation d'un membre.
Une infection sans signe annonciateur : A un moment donné, jusqu'à 5-10 % de la population mondiale peut être porteuse, au niveau le nez ou la gorge, de méningocoques responsables d'infections invasives, sans pour autant présenter de symptômes. Moins de 1 % des porteurs développent la maladie, mais ils peuvent transmettre la bactérie à leur entourage durant le portage. Les méningocoques responsables d'infections invasives se transmettent facilement lors de la toux, d'éternuements, ou par contact direct – par exemple par le baiser - avec un sujet porteur de la bactérie5. Le risque d'être infecté est 800 fois plus important en cas de contact étroit avec un sujet. La plupart des infections invasives à méningocoques surviennent chez des individus jusque-là en bonne santé et sans aucun signe annonciateur.
Menveo®, vaccin méningococcique des sérogroupes A, C, W-135 et Y conjugué à la protéine CRM 197, a donc obtenu son AMM de l'Agence européenne du médicament (EMEA) dans les 27 pays membres de l'Union Européenne (UE) et, parallèlement, son AMM de la Food and Drug Administration (FDA) pour des indications similaires. Ce vaccin conjugué est indiqué pour l'immunisation contre les infections invasives à méningocoques provoquées par la bactérie Neisseria meningitidis des sérogroupes A, C, W135 et Y de l'adolescent (à partir de 11 ans) et de l'adulte. Menveo® devient ainsi le premier vaccin conjugué disponible qui protège contre quatre sérogroupes principaux du méningocoque. L'obtention de cette autorisation de mise sur le marché repose sur les résultats d'un plan de développement clinique ayant inclus plus de 18.500 sujets.
Une campagne de vaccination contre la Méningite C vient d'être lancée en France. Le Haut Conseil de Santé Publique recommande la vaccination systématique des nourrissons âgés de 12 à 24 mois avec une seule dose de vaccin méningococcique C conjugué. Novartis projette ainsi, de soumettre à l'Agence européenne du médicament des données complémentaires permettant l'utilisation de Menveo® chez les jeunes enfants à partir de l'âge de 2 mois.

Est ce toujours grave une méningite ?

Source : Ouest France
18/03/10

Dans la plupart des cas, les méningites se résolvent sans traitement. Mais quelques-uns des microbes à l'origine de cette infection peuvent être redoutables. Quelques clés pour s'y retrouver.
À la faveur d'une fièvre très élevée, des microbes, virus ou bactéries peuvent franchir la barrière hémato-méningée (entre le sang et les méninges), qui protège le cerveau. Leur multiplication dans le liquide céphalo-rachidien au contact des méninges produit un oedème et une inflammation de l'enveloppe du cerveau. Celle-ci cause au moins deux de ces signes : fièvre, maux de tête, raideur de la nuque et/ou altération de la conscience.
S'il s'agit d'un virus, celui-ci disparaît habituellement sans laisser de trace. Mais les méningites dues à ces trois bactéries : Haemophilus influenzae, le pneumocoque, et surtout les méningocoques, doivent être traitées aussi vite que possible.

Les vaccins appropriés

Votre nourrisson est grognon, votre aîné, prostré, couché en chien de fusil, il paraît craindre la lumière et vomit... Des signaux d'alerte absolue. Consultez tout de suite les urgences pédiatriques. Les médecins réaliseront alors une ponction lombaire, pour identifier le microbe et juger de la meilleure combinaison antibiotique, à administrer immédiatement.
Contre Haemophilus influenzae et le pneumocoque, on dispose depuis quelques années de vaccins spécifiques et recommandés. Ils sont même devenus une pratique de routine chez les tout petits et ont fait chuter drastiquement la mortalité et les séquelles (neurologiques et auditives) dues à ces maladies.
Reste l'épineux problème des méningites à méningocoques du groupe B ou C, qui constituent aujourd'hui (depuis qu'existent les vaccins contre Haemophilus influenzae et le pneumocoque), l'essentiel des méningites bactériennes. De celles que l'on soigne par des médicaments obligatoirement, toutes affaires cessantes.
De minuscules taches rouges apparaissent sur la peau... Elles sont les témoins d'une sortie du sang au travers des capillaires. Cette infection est plus fréquente pour la méningite C qui reste la plus grave en termes de décès (17 % des cas) et de séquelles lourdes (22 %).
Les experts recommandent depuis l'an passé la vaccination systématique et remboursée depuis janvier 2010, chez les nourrissons de 12 à 24 mois. Puis une vaccination de rattrapage pour les plus grands jusqu'à 24 ans révolus. Ce sont ces méningites qui font de temps à autre la une de l'actualité.

Dr Brigitte BLOND.





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La vaccination en questions 

19 décembre 2015

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