Communiqués de Presse

  non, ça n'arrive pas qu'aux autres !


"Je n'ai pas su reconnaître les signes de gravité de la méningite qui a emporté ma fille Gwendoline 4 ans en janvier 2003. Aujourd'hui, je le pourrais parce que j'ai entendu des dizaines de parents me raconter leur histoire.

Elles ne se ressemblent guère et pourtant ... les symptômes n’arrivent pas tous dans le même ordre, même si au final, ils sont tous là. On pense d'abord à une gastroentérite, une rhinopharyngite, une bronchite voire une grippe, des maladies fréqeuntes chez les petits.

On voit bien qu'il se passe quelque chose d'anormal, que l'enfant n'est pas comme d'habitude !

Peut-etre, ai-je perdu trop de temps parce que je n'ai pas voulu paniquer...

La fièvre ne tombe pas, malgré la paracétamol mais on se dit qu'il agira plus tard.

Et puis quand la maladie se déclare la nuit, on se rassure en se disant que l’enfant dort. Mais c’est une grosse erreur.

Il faut toujours se fier à son instinct et à partir de là, il faut agir vite".

Patricia Merhant-­Sorel

sAMEDI 24 AVRIL 2021
Journée Mondiale de lutte Contre la Méningite 

LE 24 AVRIL 2021 

 #JOURNEEMONDIALEMENINGITE 
#VAINCRELAMENINGITE

  LA MENINGITE, UNE URGENCE ABSOLUE : 

° CONNAITRE LES SYMPTOMES

° LA TRANSMISSION

° LES SEQUELLES  ET LES VACCINS

 LES POINTS ESSENTIELS POUR FAIRE RECULER CETTE MALADIE INFECTIEUSE

1 - LA MENINGITE, UNE MALADIE INFECTIEUSE GRAVE AUX SYMPTOMES MAL CONNUS ET AUX CONSEQUENCES DEVASTATRICES,  PEUT ETRE FATALE EN MOINS DE 24 HEURES

La méningite est une infection des méninges – membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Les causes : virus, bactéries, champignons mais les plus courantes sont les méningites virales et bactériennes. Les méningocoques se transmettent par contact étroit, direct et prolongé avec les sécrétions naso-pharyngées : toux, postillons, éternuements ou contact direct en embrassant une personne et passent le plus souvent inaperçus. La méningite bactérienne, maladie infectieuse, contagieuse et foudroyante à épidémiologie imprévisible peut atteindre n’importe quel enfant, adolescent et jeune adulte : environ 600 cas chaque année.

 2 - CONNAITRE LES SIGNES ET LES SYMPTOMES POUR AGIR VITE

Au début, les symptômes ressemblent souvent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête. Puis d’autres signes peuvent apparaître : nausées, vomissements, raideur de la nuque et hypersensibilité à la lumière. Parmi les symptômes non spécifiques : dans les premières heures, perte d’appétit, douleurs générales ou aux jambes, somnolence et hypotonie musculaire, pieds et mains très froids. Les symptômes plus spécifiques apparaissent entre 9 et 15 heures. Au-delà, les symptômes s’aggravent rapidement : confusion, perte de conscience, convulsions, choc septique, tâches violacées – purpura, défaillance de plusieurs organes et peuvent conduire au décès. En cas de suspicion, la ponction lombaire est le seul examen permettant de poser avec certitude le diagnostic de méningite et d’en connaître l’origine. Les complications potentielles et les séquelles provoquées par la méningite à méningocoques sont extrêmement graves. La mortalité est de 10 % et 1 survivant sur 5 souffrira de séquelles invalidantes graves et coûteuses pour les victimes et les familles – séquelles neurologiques (épilepsie, déficits moteurs) et sensorielles (surdité, cécité), séquelles amputation des membres.

3 - MENINGITE, PREVENIR, C’EST L’EVITER : LA VACCINATION

La méningite est une maladie foudroyante mais on  peut la prévenir. La prévention par la vaccination est le seul moyen de lutte contre les infections invasives à méningocoques (IMM) parce qu’elles sont difficiles à identifier et évoluent très rapidement. Se vacciner contre le méningocoque, un geste essentiel, un moyen de prévention efficace pour se prémunir d’infections graves. Un cas de méningite est un cas de trop.
Les IIM connaissent des pics de fréquence : pendant les premières années de la vie, en lien avec l’immaturité du système immunitaire et au cours de l’adolescence et période jeune adulte en raison d’une augmentation du portage.
Des vaccins existent pour protéger les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Deux vaccins contre la méningite sont devenus obligatoires au calendrier vaccinal 2018 : l’haemophilus influenzae et le vaccin contre le méningocoque C, aussi recommandé en rattrapage jusqu’à 24 ans. La couverture vaccinale des jeunes adultes est très insuffisante par méconnaissance de la maladie et, surtout, par méconnaissance de la vaccination.
Depuis 2014, un vaccin est disponible contre le sérogroupe B. Il est pris en charge pour certaines catégories de population, notamment lors de foyers épidémiques.
Un vaccin contre les sérogroupes A C Y W135 est recommandé pour plusieurs catégories de personnes à risque : personnes immunodéprimées ; laboratoires travaillant sur les méningocoques.

Dans le cadre de la prochaine Journée Mondiale de Lutte contre la Méningite, une marche virtuelle #MarchedesAnges2021, destinée à informer sur les méningites PréventionMéningites, sera organisée du 24 au 26 avril 2021 : https://www.facebook.com/groups/721983388505794

ensemblecontrelesméningites.org 
https://www.associationpetitange.com/

 Avril 2021


sAMEDI 03 OCTOBRE 2020
Journée Nationale Contre la Méningite 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

du collectif ENSEMBLE CONTRE LES MENINGITES & de la SOCIETE FRANCAISE DE MEDECINE D'URGENCE


MÉNINGITES BACTÉRIENNES : PATIENTS ET MÉDECINS APPELLENT À UNE VIGILANCE ACCRUE CET HIVER

 
Fièvre, fatigue, confusion, éruption cutanée, pleurs inhabituels chez le tout petit, perte de l’appétit… ces symptômes peuvent faire penser à un cas de COVID-19. Mais il s’agit surtout de symptômes caractéristiques des méningites bactériennes, maladie pouvant être fatale en moins de 24 heures. Même traitées, elles sont mortelles pour un patient sur dix et sources de lourdes séquelles physiques et neurologiques pour les survivants[1]. La Société Française de Médecine d’Urgence - SFMU - et le collectif « Ensemble contre les méningites » appellent à la vigilance des familles en ce contexte sanitaire particulier.
 
Les méningites bactériennes sont des maladies foudroyantes. Dès l’apparition des premiers symptômes, il y a urgence à réagir. Or, les symptômes des méningites ne sont pas spécifiques. Ils sont difficiles à identifier et ne sont surtout pas assez connus. « Ils peuvent être confondus avec une grippe ou dans le contexte actuel, avec un cas de Covid-19. Un temps précieux peut être perdu et la prise en charge n’intervient alors que lorsque la maladie est déjà à un stade avancé » Docteur Agnès Ricard-Hibon, Présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence.
 
La Société Française de Médecine d’Urgence - SFMU - et le collectif « Ensemble contre les méningites » souhaitent donc attirer l’attention des familles mais aussi des professionnels de santé sur cette maladie. Un symptôme doit notamment alerter et déclencher une réaction urgente car il peut aboutir à une amputation : l’apparition d’une ou plusieurs taches de couleur rouge foncé ou pourpre sur la peau, souvent les membres inférieurs. Ces taches ne démangent pas, elles ne sont pas en relief et surtout, elles ne disparaissent pas lorsqu’on appuie dessus.
« Dans tous les cas, il est important de se fier à son instinct car un enfant qui n’est pas comme d’habitude peut être un véritable signal d’alerte » Patricia Merhant Sorel, co-fondatrice du collectif Ensemble contre les méningites et présidente de l’association Petit Ange - Ensemble contre les méningites.
 
Médecins urgentistes et représentants de patients s’inquiètent également d’un éventuel renoncement aux soins et d’un renoncement à consulter aux urgences cet hiver. Au printemps 2019, l’accélération de l’épidémie de COVID-19 avait entrainé une chute brutale de l’activité médicale hors Covid-19. Ce fût notamment le cas dans les services d’urgence.
« Au moindre doute sur l’état de santé de son enfant, il est important d’appeler le 15.  Chaque minute de perdue engage le pronostic vital du patient, la nécessité de consulter rapidement est une priorité et les difficultés d’accès rapide à un médecin traitant peut entrainer des conséquences graves. Devant des signes d’alerte, l’appel au 15 donne accès à un médecin H24 qui analyse l’état de santé de votre enfant et permet de traiter rapidement la maladie » Docteur Agnès Ricard-Hibon, Présidente de la SFMU.  
 
Ensemble contre les méningites et la SFMU recommandent également aux familles de vacciner leurs enfants. Parmi les méningites bactériennes, les infections invasives à méningocoque sont particulièrement virulentes avec un potentiel épidémique[2]. Plusieurs types de méningites à méningocoque existent. Depuis le 1er janvier 2018, la vaccination contre le méningocoque de type C est obligatoire pour tous les nourrissons. La forme de méningite la plus fréquente en France est le méningocoque de type B, notamment chez les enfants de moins de 5 ans et chez les adolescents.
« La vaccination est à ce jour, le seul moyen véritablement efficace d’éviter la survenue d’une méningite bactérienne. Un vaccin existe pour le méningocoque B. Il ne fait toutefois pas partie du calendrier de vaccination obligatoire du nourrisson » Jimmy Voisine, co-fondateur d’Ensemble contre les méningites et président de Méningites France - Association Audrey.

 
Pour contacter un expert de la Société Française de Médecine d’urgence ou un représentant du collectif « Ensemble contre les méningites » :

Manon Sauteron
LJ Communication
m.sauteron@


[1] Institut Pasteur - Méningites à méningocoques https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/meningites-meningocoques 
[2] Institut Pasteur - Méningites à méningocoques https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/meningites-meningocoques