Communiqués de Presse

  non, ça n'arrive pas qu'aux autres !


"Je n'ai pas su reconnaître les signes de gravité de la méningite qui a emporté ma fille Gwendoline 4 ans en janvier 2003. Aujourd'hui, je le pourrais parce que j'ai entendu des dizaines de parents me raconter leur histoire.

Elles ne se ressemblent guère et pourtant ... les symptômes n’arrivent pas tous dans le même ordre, même si au final, ils sont tous là. On pense d'abord à une gastroentérite, une rhinopharyngite, une bronchite voire une grippe, des maladies fréqeuntes chez les petits.

On voit bien qu'il se passe quelque chose d'anormal, que l'enfant n'est pas comme d'habitude !

Peut-etre, ai-je perdu trop de temps parce que je n'ai pas voulu paniquer...

La fièvre ne tombe pas, malgré la paracétamol mais on se dit qu'il agira plus tard.

Et puis quand la maladie se déclare la nuit, on se rassure en se disant que l’enfant dort. Mais c’est une grosse erreur.

Il faut toujours se fier à son instinct et à partir de là, il faut agir vite".

Patricia Merhant-­Sorel

sAMEDI 03 OCTOBRE 2020
Journée Nationale Contre la Méningite 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

du collectif ENSEMBLE CONTRE LES MENINGITES & de la SOCIETE FRANCAISE DE MEDECINE D'URGENCE


MÉNINGITES BACTÉRIENNES : PATIENTS ET MÉDECINS APPELLENT À UNE VIGILANCE ACCRUE CET HIVER

 
Fièvre, fatigue, confusion, éruption cutanée, pleurs inhabituels chez le tout petit, perte de l’appétit… ces symptômes peuvent faire penser à un cas de COVID-19. Mais il s’agit surtout de symptômes caractéristiques des méningites bactériennes, maladie pouvant être fatale en moins de 24 heures. Même traitées, elles sont mortelles pour un patient sur dix et sources de lourdes séquelles physiques et neurologiques pour les survivants[1]. La Société Française de Médecine d’Urgence - SFMU - et le collectif « Ensemble contre les méningites » appellent à la vigilance des familles en ce contexte sanitaire particulier.
 
Les méningites bactériennes sont des maladies foudroyantes. Dès l’apparition des premiers symptômes, il y a urgence à réagir. Or, les symptômes des méningites ne sont pas spécifiques. Ils sont difficiles à identifier et ne sont surtout pas assez connus. « Ils peuvent être confondus avec une grippe ou dans le contexte actuel, avec un cas de Covid-19. Un temps précieux peut être perdu et la prise en charge n’intervient alors que lorsque la maladie est déjà à un stade avancé » Docteur Agnès Ricard-Hibon, Présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence.
 
La Société Française de Médecine d’Urgence - SFMU - et le collectif « Ensemble contre les méningites » souhaitent donc attirer l’attention des familles mais aussi des professionnels de santé sur cette maladie. Un symptôme doit notamment alerter et déclencher une réaction urgente car il peut aboutir à une amputation : l’apparition d’une ou plusieurs taches de couleur rouge foncé ou pourpre sur la peau, souvent les membres inférieurs. Ces taches ne démangent pas, elles ne sont pas en relief et surtout, elles ne disparaissent pas lorsqu’on appuie dessus.
« Dans tous les cas, il est important de se fier à son instinct car un enfant qui n’est pas comme d’habitude peut être un véritable signal d’alerte » Patricia Merhant Sorel, co-fondatrice du collectif Ensemble contre les méningites et présidente de l’association Petit Ange - Ensemble contre les méningites.
 
Médecins urgentistes et représentants de patients s’inquiètent également d’un éventuel renoncement aux soins et d’un renoncement à consulter aux urgences cet hiver. Au printemps 2019, l’accélération de l’épidémie de COVID-19 avait entrainé une chute brutale de l’activité médicale hors Covid-19. Ce fût notamment le cas dans les services d’urgence.
« Au moindre doute sur l’état de santé de son enfant, il est important d’appeler le 15.  Chaque minute de perdue engage le pronostic vital du patient, la nécessité de consulter rapidement est une priorité et les difficultés d’accès rapide à un médecin traitant peut entrainer des conséquences graves. Devant des signes d’alerte, l’appel au 15 donne accès à un médecin H24 qui analyse l’état de santé de votre enfant et permet de traiter rapidement la maladie » Docteur Agnès Ricard-Hibon, Présidente de la SFMU.  
 
Ensemble contre les méningites et la SFMU recommandent également aux familles de vacciner leurs enfants. Parmi les méningites bactériennes, les infections invasives à méningocoque sont particulièrement virulentes avec un potentiel épidémique[2]. Plusieurs types de méningites à méningocoque existent. Depuis le 1er janvier 2018, la vaccination contre le méningocoque de type C est obligatoire pour tous les nourrissons. La forme de méningite la plus fréquente en France est le méningocoque de type B, notamment chez les enfants de moins de 5 ans et chez les adolescents.
« La vaccination est à ce jour, le seul moyen véritablement efficace d’éviter la survenue d’une méningite bactérienne. Un vaccin existe pour le méningocoque B. Il ne fait toutefois pas partie du calendrier de vaccination obligatoire du nourrisson » Jimmy Voisine, co-fondateur d’Ensemble contre les méningites et président de Méningites France - Association Audrey.

 
Pour contacter un expert de la Société Française de Médecine d’urgence ou un représentant du collectif « Ensemble contre les méningites » :

Manon Sauteron
LJ Communication
m.sauteron@


[1] Institut Pasteur - Méningites à méningocoques https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/meningites-meningocoques 
[2] Institut Pasteur - Méningites à méningocoques https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/meningites-meningocoques